Actualité littéraire de Liss Kihindou

31 mars 2019

22e Salon du livre Jeunesse du Pithiverais

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Le 22e Salon du livre Jeunesse du Pithiverais s'est tenu du 23 au 24 mars 2019, à la salle des fêtes de Dadonville. La dernière édition avait eu lieu en 2016 et avait connu la participation de plus de 2000 visiteurs. Il n'a pas été facile, pour L'association LIVRAMI, d'organiser cette 22e édition, les subventions allouées à la culture étant réduites ; mais le succès de cette édition 2019 prouve que ce Salon est un rendez-vous culturel auquel les habitants de la région tiennent mordicus ! Le record de 2000 visiteurs a été battu, selon l'article paru dans le courrier du Loiret du jeudi 28 mars 2019 : "Un nouveau record pour le Salon du livre jeunesse du Pithiverais".

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Mais est-il nécessaire de reporter aux statistiques ? Ceux qui se sont rendus au Salon ont pu constater par eux-mêmes à quel point le public était nombreux ! Dès l'ouverture, à 10h, le samedi 23, l'affluence était manifeste et n'a fait que gagner en ampleur pour atteindre le pic dans l'après-midi.

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Les différents ateliers prévus pour accueillir les enfants de tous âges n'ont pas peu contribué à faire venir parents et enfants à la rencontre du livre et des auteurs.

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Il ne faut pas croire non plus que ce salon était exclusivement réservé à la jeunesse. Les parents aussi ont trouvé leur compte parmi les stands des auteurs, et même les lecteurs qui n'étaient pas accompagnés de leurs enfants ou petits-enfants ont pris beaucoup de plaisir à échanger avec les auteurs et à faire des provisions de livres, pour eux-mêmes ou pour les offrir à des proches.

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J'étais agréablement surprise de voir l'intérêt que le public a manifesté pour ceux de mes livres qui n'étaient pas spécifiquement destinés aux jeunes lecteurs, comme l'essai Des migrations au métissage, suivi de L'Image de la femme à travers 25 auteurs d'Afrique ou le roman Chêne de Bambou. Je pense que l'article de Rémi Marchal dans le Courrier du Loiret du jeudi 14 mars 2019, faisant écho à mon dernier essai (L'Image de la femme à travers 25 auteurs d'Afrique) et annonçant ma participation à ce salon, a aussi nourri le désir du public de découvrir cette oeuvre ainsi que son auteur.

 

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J'appréhendais un peu le fait de devoir me présenter en tant qu'auteur dans un secteur géographique où je suis davantage connue comme enseignante. Mais mes craintes ont rapidement été balayées car j'ai eu le privilège d'avoir, avec des parents et élèves, des échanges riches et bien agréables.

 

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C'était aussi l'occasion de découvrir certains de mes élèves sous un autre jour, de même que pour eux c'était une surprise de me savoir aussi écrivaine, en plus d'être leur professeur de français et/ou de latin.

 

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J'ai été impressionnée par la capacité de Sowana et Najwa, mes élèves en classe de 5e latin, à se mettre dans la peau de journalistes et à mener un entretien radiophonique avec des questions pertinentes qui obligeaient les auteurs interviewés à se placer en quelque sorte face à un miroir.

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J'ai aussi été particulièrement touchée par le soutien des collègues (Sandrine Blondeau, Delphine Peyrichout, Nathalie Vialla, Marie-José Charrier, Cédric Toumé...).

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Les deux chefs de mon établissement m'ont même fait l'honneur de venir me voir à mon stand et de se faire dédicacer un de mes livres.

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La journée du dimanche, qui selon les habitués du salon s'annonçait plus "reposante" que le samedi, n'a pas non plus démérité. Le public était toujours aussi présent et chaleureux. 

 

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Un Salon du livre est toujours l'occasion de faire de nouvelles rencontres, de découvrir ce qui se fait dans la région. Ainsi, j'ai par exemple fait la connaissance de Patrick, qui organise une fois par mois une rencontre littéraire à Pithiviers-le-Vieil.

 

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Finalement, l'association LIVRAMI a bien réussi son challenge : réunir des ami(e)s du livre !

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Un grand merci à l'association LIVRAMI et à tous ceux qui oeuvrent, de près ou de loin, pour que ce rendez-vous soit honoré. Vivement l'édition 2021 !

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22 mars 2019

Découvrir la littérature africaine avec Liss Kihindou

Dans le journal Le Courrier du Loiret du jeudi 14 mars 2019, une recension de la rencontre littéraire qui s'est tenue à la librairie Gibier, le 6 mars.

Mais aussi l'annonce de ma participation au Salon du livre du Pithiverais.

 

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07 mars 2019

Rencontre à la librairie de Pithiviers

Mercredi 6 mars 2019, j'étais invitée à parler de mon dernier livre, Des migrations au métissage, suivi de L'image de la femme à travers 25 auteurs d'Afrique. Ce dernier thème était l'occasion de parler des droits de la femme, en Afrique et ailleurs dans le monde.

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Les contraintes que subit la femme sont encore très pesantes sous certains cieux, mais même dans les pays où les inégalités entre les hommes et les femmes ont été fortement réduites, c'est le cas de la France par exemple, le combat reste d'actualité, il y a encore du chemin à faire, comme le montre l'inégalité des salaires. Les sujets développés ont été divers et variés : la difficulté, pour la femme africaine, à être libre dans ses choix. La question de l'excision. La nécessité pour les femmes d'avoir sur place des modèles qui les encouragent à briser le silence et à s'affranchir de la tutelle masculine.

Au-delà de la question féminine, nous en sommes arrivés à parler de l'avenir du continent, entravé par ces régimes politiques qui s'éternisent au pouvoir et qui n'ont comme ambition que de demeurer le plus longtemps possible, pour ne pas dire à vie, au pouvoir. Ainsi des questions cruciales comme l'éducation ou la culture sont négligées.

Le nombre croissant d'immigrés venus d'Afrique s'explique en bonne partie par la manière de faire de ces régimes, soutenus par les pays du Nord afin de continuer à faire prospérer leurs intérêts financiers. "Il faut que ça change ! s'est exclamée une participante, il est temps que des jeunes arrivent au pouvoir et changent tout ce système, cela n'a que trop duré !"

Mais comment la jeunesse pourrait-elle réagir, se réveiller, se mettre en mouvement, si elle est comme tenue loin des livres susceptibles de les édifier ? Nous avons ainsi évoqué la question de la circulation du livre en Afrique, de la rareté des librairies, des éditeurs sur place.

 

Librairie Pithiviers par FABIENNE

 (Crédit photo : Fabienne Boidot-Forget)

Finalement la discussion a débouché sur un échange autour du rapport au livre et à la lecture. Et les libraires (Fabienne et Christine) n'étaient pas en reste : elles ont apporté des témoignages intéressants concernant leur métier. "Il nous arrive de voir entrer dans la librairie des personnes qui considèrent encore cette dernière comme quelque chose qui serait réservé à une certaine élite ; qui avouent ne pas aimer lire mais qui aimeraient bien se réconcilier avec le livre." On s'aperçoit alors que toutes les voies par lesquelles des lecteurs reviennent à la lecture sont bonnes à prendre et qu'il n'est pas judicieux d'avoir du mépris ou de considérer certaines lectures comme étant de la sous-littérature. 

Nous avons avons aussi par parler de la visibilité des livres et du nombre incalculable de livres qui paraissent chaque année en France, les grosses maisons se taillant une part de lion. Comment permettre aux petits éditeurs de faire valoir leurs auteurs ? Comment aussi dans une librairie comme celle de Pithiviers mettre en vue les auteurs d'Afrique ou d'autres horizons comme les pays asiatiques ?

Une autre participante qui va régulièrement en Afrique, plus précisément au Burkina Faso, a témoigné de la volonté des enseignants là-bas de voir aussi les auteurs d'Afrique être étudiés ou lus ici en France, de même que de leur côté ils lisent ou étudient les auteurs de France, pour ne pas dire d'Occident.

"Nous aimerions bien, parfois, inviter les lecteurs à découvrir d'autres espaces littéraires que ceux auxquels ils sont habitués, nous aimerions faire le pari de leur présenter d'autres auteurs, mais il faudrait que les clients suivent, il ne faut pas que ce soit à perte pour nous car pour certains éditeurs, on ne peut pas retourner les livres invendus, c'est un vrai combat", a expliqué Fabienne Boidot-Forget.

Je remercie la librairie de Pithiviers d'avoir permis cette rencontre, ainsi que les journalistes de la République du Centre et du Courrier du Loiret, qui ont fait entendre des échos de cette rencontre. Je remercie également les personnes qui se sont déplacées ce mercredi soir, j'ai eu l'agréable surprise de constater que ces personnes avaient, d'une manière ou d'une autre, une histoire avec le continent africain.

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10 octobre 2018

31e édition du Festival du livre de Mouans-Sartoux

Cette année encore j'ai eu la joie et le privilège de compter parmi les auteurs invités au Festival du livre de Mouans-Sartoux. C'était la 31e édition cette année. Une belle occasion d'échanger avec un public diversifié, de parler de ma dernière parution : Des migrations au métissage suivi de L'Image de la Femme à travers 25 auteurs d'Afrique.

Moi au Stand

Comme tous les ans, les lecteurs étaient fidèles au rendez-vous. Le temps pluvieux n'a nullement affecté leur désir de venir entretenir la flamme de la lecture au Festival.

Liss et Dame Détonations

Il y a des familles pour qui cette visite annuelle est sacrée : elles sont toujours présentes, elles font le tour des espaces d'exposition, en particulier l'espace jeunesse, pour titiller les papilles littéraires des enfants, qui sont d'autant plus motivés qu'ils ont l'auteur devant eux. J'ai reconnu quelques-uns de ces enfants (ou leurs parents).

Enfants d'Aurélie

 

Il y en a d'autres que je n'ai pas reconnus, ce sont les enfants qui se sont fait reconnaître en s'approchant du roman Mwanana la petite-fille qui parlait aux animaux, dont ils avaient fait l'acquisition l'année dernière ou bien il y a deux ans.

Monsieur achat Mwanana

Une petite caresse affectueuse sur la couverture du roman exprimait le plaisir qu'ils ont eu à faire la connaissance de Mwanana. Une petite voulait même le prendre de nouveau. Sa maman a eu du mal à l'en dissuader : "On l'a à la maison, chérie !"

Table Souffle d'Afrique

 

Le Festival est aussi l'occasion de retrouver les amis de la région : Gus, Yasmina, Nathalie...et surtout Momar qui, malgré la santé qui parfois peut l'obliger à limiter ses activités, demeure infatigable lorsqu'il s'agit de montrer le rayonnement de l'Afrique à travers les arts. Cette année, il a choisi de mettre particulièrement en avant les femmes qui écrivent. Nous étions trois femmes d'Afrique présentes au Stand Souffle d'Afrique, le stand de Momar Gaye : Aïssatou Ehemba, Véronique Diarra et moi-même. Avec Momar, c'était quatre pays d'Afrique qui portaient le souffle d'Afrique au Festival de Mouans-Sartoux : le Sénégal, le Congo, la Côte d'Ivoire et le Burkina Faso.

ARTICLE Nice Matin

Un bel article a été publié dans le "Nice matin" du samedi 6 octobre 2018.

MomarMalouGusYasminaMoi

 

Un grand merci à Marie-Louise Gourdon et à tous les bénévoles, grâce à qui nous pouvons vivre, chaque année, une si belle fête ! Le livre, à Mouans-Sartoux, est un beau prétexte pour tisser des liens d'amitié, pour papoter, pour parler d'hier, d'aujourd'hui et de demain.  

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02 octobre 2018

Recension de mon livre "Des migrations au métissage, suivi de L'Image de la Femme à travers 25 auteurs d'Afrique"

Mon dernier livre est paru début septembre aux éditions L'Harmattan. Il fait l'objet d'un bel article sur le site congopage.com, signé Simon Mavoula.

 

Faisant d’une pierre deux coups, Liss Kihindou a construit un livre entre essai et analyse littéraire. Le titre : « Des migrations au métissage suivi de L’image de la femme à travers 25 auteurs d’Afrique. »

Les deux parties du diptyque sont des reprises de conférences que l’auteur a données respectivement sur la notion de métissage et sur l’évolution du statut de la femme africaine dans la littérature. Sur le plan de l’écriture, Liss Kihindou n’est pas à son coup d’essai. Elle compte à son actif une dizaine d’ouvrages qui comptent comme œuvres importantes sur la critique littéraire et dans la bibliographie congolaise et africaine.

Dans ce nouvel ouvrage, ceux qui se poseraient la question du lien entre le métissage et l’image de la femme dans le roman noir, devraient notamment poser l’équation que, d’un côté, Liss Inès Kihindou est confrontée dans son métier d’enseignante a des interactions culturelles et, de l’autre, elle a toujours joué dans la cour des romancières d’origine africaine.

Dire qu’elle est bien placée pour discuter des deux problématiques c’est précisément poser cette évidence que la connaissance est une institution asexuée transcendant le genre humain. L’heure n’est plus à cette époque où la femme était forcée de se travestir pour être acceptée en tant qu’écrivain. On pense à Georges Sand alias Amantine Aurore Lucile Dupin, grande romancière dont la pensée abusa tout le monde car reçue comme étant produite par un homme. Elle est tout à fait erronée cette représentations machiste selon laquelle l’homme est le seul être ontologique ayant la légitimité de l’écriture. Il va sans dire (et c’est mieux de le dire) qu’il n’y a pas mieux qu’une femme pour se représenter l’image de la femme noire dans la littérature africaine.

 

Couverture Des migrations au métissage

 

Le tissage du métissage

Liss Kihindou, Congolaise qui vient du même pays que le père de Jo-Wilfrid Nsondé, est professeure de latin. C’est sans surprise qu’elle base son exposé sur le métissage sur la façon dont Rome a basé la puissance de sa civilisation en s’ouvrant aux autres peuples migrants, surtout en leur accordant l’asylum (l’asile ), aujourd’hui enjeu central chez les migrants en France. La cité romaine fut un brassage. C’est forcément ça qui a donné tous ses sages.

C’est alors un lieu-commun de dire que le métissage est commun à toutes les cultures, ce d’autant plus que «  toute civilisation est née d’un métissage oublié  » écrit Liss Kihindou qui cite Henri Lopes.(p.28)

L’auteure donne des exemples sur les métis célèbres qui ont donné leurs heures de gloire à la France. Yanick Noha, notamment, symbole de métissage génétique, de mère française et de père camerounais, fut la personnalité française la plus aimée des Français. C’est dire qu’en dépit des opinions contraires et réactionnaires d’une certaine France, le métissage est un plébiscite dans cette société issue de l’interaction gallo-romaine.

Plus loin, nous rappelle l’auteure, dans l’histoire du métissage, le célèbre écrivain Alexandre Dumas fut le produit d’un mélange qui démarre en Haïti sur plusieurs générations. Tout porte à croire qu’il n’y a pas meilleur héritage de l’humanité que le métissage.

Mais il ne s’agit pas seulement d’interethnicité et d’interculturalité. Dans les arts, notamment en littérature, l’intertextualité est aussi un indicateur fiable du métissage. De quoi s’agit-il ? L’intertextualité ou le texte d’un autre dans un autre texte, est une manière de montrer qu’on a lu l’autre et que sa manière d’écrire me convient en tant que Ego au point de l’intégrer dans ma manière d’écrire. C’est cela l’assimilation car le métissage, notamment dans les emprunts linguistiques, est un triomphe de la civilisation universelle. Saviez-vous que le« bonnet phrygien » adopté par la France comme l’un des « symboles les plus forts » (p. 20) est d’origine turque ( de l’ancienne Phrygie ) ?

En un mot, le métissage, aboutissement des migrations est un procès de reproduction qui a joué un rôle important dans toutes les civilisations, de la Grèce et la Rome antiques jusqu’à la France contemporaine. Ceci est valable aussi dans nos pays d’Afrique où la xénophobie semble banalisée.

 

L’image de la femme

Partant du poème de Camara Laye que l’auteur dédie à sa mère dans L’Enfant Noir, Liss Kihindou en arrive au constat que la femme noire dans le roman noir est l’image de la résignation. En tout cas c’est cette idée issue de la tradition que le roman africain véhicule de la femme africaine, que le romancier soit homme ou femme.

Il ne reste pas moins que la femme ne reste pas figée dans ce statut de soumission. Chez les romancières contemporaines, la femme est extirpée de ce niveau de soumission et hissée à des niveaux égalitaires quant à la fonction socioéconomique. Devenue indépendante grâce à l’instruction scolaire, la femme a des revendications qui aboutissent de plus en plus. Même si des résistances subsistent, le genre féminin, en quête de mariage, ne regarde plus l’homme comme « l’or des femme » ( Aimée Mambou Gnali Gomez). La femme ne voit plus le mariage comme lieu d’enrichissement matériel. Il s’agit là d’un changement social indéniable.

Liss Kihindou sera au Festival du Livre de Mouans-Sartoux (édition 2018) où elle viendra défendre son livre. Du 5 au 8 octobre.

Simon Mavoula

Liss Kihindou : Des migrations au métissage suivi de l’image de la femme à travers 25 auteurs d’Afrique. 79p. L’Harmattan 2018 - 12 €

 

Retrouver l'article sur le site congopage en cliquant ici

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01 juillet 2018

"Puissance Liss, Puissante en verbes !" par Aimé Eyengué

Je remercie Aimé Eyengué pour cet article publié le dimanche 27 mai 2018 sur sa page facebook, dans le cadre de la célébration des 65 ans de la littérature congolaise. Nous avons ce point fort en commun qui est d'inviter à nous lire les uns les autres, de faire connaître la littérature congolaise. Mais sa générosité va bien au-delà...   

 

65 ans de la Littérature congolaise : Nous y sommes ! Thème de la Semaine : Puissance Liss, Puissante en verbes !

Sous les feux de la rampe de ma passion littéraire, après la doyenne des Lettres congolaises, Marie-Léontine Tsibinda, le tour revient à la puissance de l’écrivaine et critique littéraire Liss Kihindou, d’être, ici, mise, à l’honneur toute cette semaine, dans la dynamique de la célébration des 65 ans de la Littérature congolaise. A n’en point douter, l’écrivaine Liss Kihindou plane sur les lettres congolaises, pour les yeux qui savent bien suivre longuement les méandres du Congo sans se fatiguer.

 

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On a l’habitude de dire que l’on n’est mieux servi que par soi-même ; laissez-moi vous dire, ici, chers amis de la culture, qu’on est mieux servi que par Liss ; donc Liss n’est mieux servie que par nous, Liss ne sera mieux servie que par nous, avec un tant soit peu de reconnaissance !

Car, je ne pense pas qu’il y ait femme congolaise qui ait lu plus de livres écrits par des Congolais que Liss Kihindou au cours de toute sa vie : sans compter les livres qu’elle a lu durant sa scolarité secondaire et universitaire! Je tiens pour preuve, tout au moins, le produit de ses mains, disponible sur ces deux richissimes blogs littéraires (Liss dans la Vallée des Livres et Valets des Livres), qu’elle a tenus des années durant, plus de dix ans déjà, disons ! et qu’elle tient encore, en dépit de sa charge familiale pas des moindres et de toutes ses obligations professionnelles en sus, tout en étant écrivaine elle-même aussi, et, donc, devant écrire des livres aussi, comme tous ceux et celles dont elle a lu et présenté les livres pour ces deux blogs littéraires ! Je suis en droit de me poser la question, ici, de savoir s’il y a, ne fût-ce qu’un quart de ceux et celles pour qui elle a lu et présenté les livres qui ont déjà eu, eux aussi, à leur tour, la générosité de lire ses livres en retour… Etre critique littéraire et écrivaine : voilà un choix plus que puissant, qui plus est de grande générosité ! En cas de manque de générosité s'abstenir ! 

On voit des nouveaux arrivants sur le champ de cette littérature, qui voudraient bien qu’on les lise, ou même que Liss les lise, quoi de plus naturel, mais de plus égocentrique aussi ! Attitude d’ailleurs que l’on attribue aux écrivains, à tort et à raison, c’est selon ! Seulement, combien d’eux ont déjà lu au moins un livre ! de ceux qu’ils voudraient voir les lire et/ou écrire sur eux ? Rien que pour avoir publié avant eux ? D’autant plus, les livres de Liss ! Leur doyenne à eux et à moi-même : Je ne crois pas au hasard ; je rappelle, ici, aux auteurs congolais à avoir le triomphe modeste, dans le cadre d’une célébration de ce patrimoine littéraire commun, car la plupart des auteurs congolais très actifs en ce moment n’ont commencé à exister en tant qu’auteurs qu’à partir de l’année 2013, année même de la célébration des 60 ans de la littérature congolaise, soit, il y a, exactement, cinq ans ! donc moins de dix années ! Il faut reconnaître dans le même temps ici que les égos surdimensionnés n’ont pas d’âge !

Rien que par le respect au droit d’ancienneté, Liss existe, littérairement, depuis 2005, avec sa première publication littéraire intitulée J’espère : soit, deux ans avant moi, d’ailleurs ! Parenthèses : durant la célébration des 60 ans de la littérature congolaise (1953-2013), et depuis là, des engeances du monde culturel congolais, d’entre tous ceux qui se prennent pour des intellectuels congolais d’envergure, se sont bien trompés sur mon compte, allant même jusqu’à me taxer d’ « arriviste » ou de « parvenu » « Mbochi » « du clan au pouvoir », au point de douter même via leur Kongossa que je puisse avoir les diplômes que j’ai ! Quand bien même ils sont nombreux, eux-mêmes, à aller à la mangeoire sans faire du bruit avec leurs assiettes, pour venir accuser injustement des innocents comme nous autres à cent pour cent, après s'être essuyé la bouche en silence. Mawa ! Le Mal congolais étant déjà fait : le tribalisme ! Un Mal venimeux que vous ne verrez jamais chez ma doyenne Liss Kihindou, que j’ai connue grâce à mes écrits, rien d’autres, et rien avant ces écrits, sans complaisance sectaire ! Et, depuis, notre convergence de vue sur l’amour de la chose littéraire congolaise a suivi son Fleuve ! Dès notre première rencontre nous avions fait l’échange de nos fanions de paix et de vérité : nos livres respectifs dédicacés, s’il vous plaît ! Le livre étant le solide pont culturel bâti entre Liss et moi-même, un bien immatériel, qui nous fait du bien depuis et aussi à tous ceux qui s’approchent des livres pour les livres, pour la mémoire et pour la culture congolaise, sans considération de personnes, d’ethnies ou d’assentiments biaisés de coteries malfaisantes et malsaines, fabrique de la méchanceté gratuite, des envies et des rivalités malsaines, adeptes de la jalousie et de la haine.

Si je mens, Dieu me punit ! Puissance Liss n’a jamais eu besoin de mon avis, par exemple, pour écrire, sans crier sur les toits, son livre Négritude et Fleuvitude, livre qui décrit le mieux mon écriture et mes aspirations sur la Fleuvitude, j’allais dire les Confluences… Elle a juste eu besoin de son intellectualité et de sa puissance littéraire bien pertinente, pour savoir que, avec la Fleuvitude, nous tenions là une notion qui fera date ! C’est là d’ailleurs que l’on reconnaît la puissance littéraire de vrais littérateurs ! Ils ne se sont d’ailleurs pas trompés à ce propos, nos littérateurs qui ont roulé leur bosse dans la critique littéraire, à savoir Boniface Mongo Mboussa (le lucide préfacier du livre Négritude et Fleuvitude de Liss Kihindou), Noel Kodia Noel Ramata Kodia ou encore Zacharie Acafou, qui ira jusqu’à écrire dans le livre d’or de la Fleuvitude en 2015, je cite : « La Fleuvitude, théorie littéraire qui fera date. » Ceux qui ont lu le livre Par les temps qui courent… peuvent bien voir le nom Liss Kihindou trônant sur un texte intitulé « Comme le Fleuve », à elle dédié pour la reconnaissance que je lui dois : Je n’ai pas eu besoin de son avis, tout comme, pour leur dédier des textes dans le même livre, je n’avais pas eu besoin des avis des écrivaines Alexandrine LAO Alexa Léone, Faignond Emilie-Flore ou Marie Léontine Marie Léontine Tsibinda (pour ne citer que ces trois grandes dames, parmi les nombreux auteurs qui ont une dédicace dans ce livre).

 

COUV Négritude et Fleuvitude

 

Liss est la seule critique littéraire qui a quasiment lu tous mes livres… et en a présenté plusieurs… Nous lui devons une vraie reconnaissance tous, notre Liss du Congo, la Sirène des Livres : ce ne sont pas tous ces Congolais dont elle a présenté les livres sur ses deux blogs qui me contrediraient ici. Ils peuvent se reconnaître, même si l’ingratitude a, depuis, pris ses quartiers aux pays des rivalités dévastatrices nées des flammes de l’envie mal placées qui ne disent pas leur nom, et, surtout, qui n’auraient pas lieu d’être au milieu des esprits de haut vol…

Liss Kihindou est finalement aussi un chantre de la Fleuvitude de la première : ce qui fait d’elle et moi les deux faces d’une même médaille, la Fleuvitude ! Je publie Par les temps qui courent… en 2015 pour installer la Fleuvitude, elle publie Négritude et Fleuvitude en 2016 pour la projeter dans le temps. Quoi de plus intrigant !

 

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(Aimé Eyengué tenant son livre "Par les temps qui courent")

 

Franchement, je vous recommande Liss Kihindou à la lecture, ici, mes chers amis de la culture ! Car, il n’était que plus que temps, après tout ce temps ! Soufflons donc avec elle les bougies du 13ème anniversaire de sa vie d’auteure, en lisant ces livres à nous servis sur un plateau de Fleuvitude ! Retour aux sources oblige ! Puissance Liss est un fruit de mai, tendre et doux au palais, mais qui ne poussent que sur des arbres rarissimes, comme le Chêne de Bambou (de son roman), que l’on ne retrouve que sur les bords du Fleuve, pourvu d’avoir aussi la patience et la passion d’aller quêter longuement, avec une conscience honnête de surcroît, qui corresponde à son honnêteté de l’esprit, gage de l’honnêteté intellectuelle, et, surtout, sans oublier que lorsqu’il y a du flou, il y a du loup. Liss du Congo est l’incarnation même de l’honnêteté intellectuelle congolaise : il suffit de lire son livre Négritude et Fleuvitude, pour s’en rendre compte ! Puissance Liss est Puissante en verbes ! Puissance Liss, c'est vrai poisson de Mets ! Fruit de Mai. Liss du Congo, la Sirène des Livres ! Congo Ya Sika, Congo Nouveau ! Congo de l’Honneur ! Congo de la Fleuvitude !

Tenez, Liss aime célébrer la mémoire, j’oubliais : la lecture de son texte, dans le livre Noces de Diamant couronnant la célébration des 60 ans de la littérature congolaise (1953-2013), vous laissera sans voix. En tout cas, Lisons-nous, c’est vraiment Liss en nous ; parce que Liss est l’incarnation même de la lecture ! Je ne saurais vous dire combien de livres elle a déjà dû lire depuis qu’elle est née ! Mais, une chose est sûre, et même certaine ! c’est que Liss Kihindou a lu et relu, des livres et des livres, par passion, par plaisir, par amour du livre, pour le respect du livre, et pour son métier : Fille d’enseignants, Liss est née dans un bain de livres, dans lequel elle s’est bien baignée jusqu’à devenir à son tour enseignante ! Or, qui dit enseignante, dit livre. Voilà qui a fait tel père, telle fille, pour le cas Liss ! Un sacerdoce ! Un calice ! Pour Liss des livres, toujours en communion avec les livres ! Et depuis là, Liss tisse dans le métissage culturel, son champ littéraire de prédilection, parce qu’elle est tout autant du Congo et de la France : du Congo par ses racines et de la France par son ouverture. Une belle Fleuvitude d’empoigne, baignant sur les flots de la liberté de l’être et de l’identité culturels !

Liss vit de générosité intellectuelle : vous imaginez, chers amis, qu’elle va jusqu’à donner gracieusement les livres, sans crier sur les toits, à ceux qui sont dans le besoin ; quand on sait que le livre ne nourrit pas son auteur, financièrement parlant !

Plus important encore, je ne sais pas si, au cours des deux dernières décennies marquant les guerres fratricides congolaises, il y a eu livre plus puissant et plus vrai écrit de la main d’une congolaise que le livre Détonations et Folie de Liss Kihindou. C’est là que j’exhorte vraiment tous les Congolais à penser lire ce livre, au moins une fois ! dans leur très longue vie…

Il faut bien que le pays arrive à regarder son histoire en face ! Ce qu’il ne fera jamais mieux, par contre, s’il n’arrive pas à se transcender pour finir par prendre la décision salutaire de bien vouloir mettre dans les programmes de l’Education nationale congolaise les livres comme Détonations et Folie, si le pays rêve réellement à se tirer d’affaire un jour pour de bon ! Pourquoi le Congo ne reconnaît presque jamais les plus méritants de son Histoire ? La conséquence est que les Congolais finissent par marcher sur les valeurs pour encenser les antivaleurs et leurs producteurs ! Mais jusqu’à quand ? Et jusqu’à quel point s’élèvera cette manie ingrate ? La Fleuvitude n’est pas en reste ici ! Parlons clair, parlons précis : La doyenne Marie-Léontine Tsibinda a pris de l’âge, et dans sa vie physique et dans sa vie littéraire qui a atteint sa maturation : combien de Congolais ont lu ses livres sur les bans de l’école ? Chez les autres, prenant seulement le cas de la France que l’on connaît bien dans le domaine des livres : Houellebecq qui est arrivé après la doyenne Marie-Léontine Tsibinda, dans l’univers des écrivains, est reconnu partout par l’Education nationale de son pays ! Et même dans la Francophonie !

Comprenez, chers amis, pourquoi nous avons, pour la célébration de ces 65 ans de la Littérature congolaise, le thème « Il faut vaincre ! »

Oui, il nous faut ici vaincre, l’hypocrisie intellectuelle, il nous faut vaincre la méchanceté gratuite, il nous faut vaincre l’ingratitude du caïman, etc. ; voilà nos premières Maisons d’arrêt à prendre, voilà les premières tares à pendre, mais pas trop tard non plus, s’il vous plaît ! N’oublions donc pas que notre thème pour cette célébration est bel et bien « Il faut vaincre ! » ; ce qui veut tout dire en soi : toutes les impostures et les agitations d’arrivistes et mercenaires culturels en milieu de cette littérature seront par nous dévoilées, afin de permettre à notre littérature de jouer pleinement son rôle d’éveil des consciences.

Enjoy-and-See… Think-and-See… Stand-and-See… Fight-and-See… Live-and-See…

Le Dimanche sur le Fleuve…

Paix Chez Vous !

 

Aimé Eyengué

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26 avril 2018

Rencontres littéraires en Bourgogne

Affiche maison des familles

Le Centre Francophonie de Bourgogne, dirigé par Claude Thomas, a organisé, les 24 et 25 avril 2018, de belles rencontres qui m'ont permis de parler de l'ensemble de mes livres.

Photo belle mère camerounais

Que ce soit à la Maison des Familles à Torcy ou à la Bibliothèque de Saint-Léger sur Dheune, le public s'est montré intéressé et chaleureux. J'ai passé d'agréables moments avec les enfants qui se retrouvent tous les soirs à l'Accompagnement scolaire de Torcy.

Photo avec la photographe

Le mercredi matin, j'ai échangé avec les élèves du lycée professionnel du Sacré Coeur de Paray-le-Monial, toujours dans le 71. Au coeur des débats : la Négritude, le racisme, les préjugés, la place de la femme et... le pouvoir des mots, le pouvoir de la littérature.

Photo de groupe

Les professeurs des classes de lycée que j'ai rencontrées m'ont fait l'amitié de m'inviter à déjeuner dans un restaurant. Moment convivial entre profs de lettres, Claude Thomas étant également un professeur de français à la retraite. 

Entre profs de français

(Encadrée par les professeurs de lettres du lycée du Sacré Coeur de Paray-le-Monial et Claude Thomas)

 

Je remercie le Centre Francophonie de Bourgogne pour son action sur le terrain, pour son oeuvre en faveur des littératures francophones, africaines en particulier. Ces rencontres ont aussi pu se faire grâce au soutien de tous les bénévoles qui oeuvrent en coulisses pour que rayonne le livre et la culture, je remercie en particulier le couple de bibliothécaires qui ne ménage pas ses efforts pour la réussite des activités organisées en collaboration avec le Centre Francophonie de Bourgogne. Des gens passionnés par la littérature et soucieux de voir le livre prendre une place plus importante dans la vie de la commune...   

 

Affiche Bibliothèque

Se rencontrer autour des livres, autour d'un verre de l'amitié et célébrer ensemble la diversité de la l'humanité, voilà un projet qui fait tout de suite écho en moi.

Un compte-rendu de ma visite en Bourgogne a été publié sur le blog du Centre Francophonie de Bourgogne. On peut le découvrir en cliquant ici

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18 avril 2018

16e Festival de Poésie Partagée à La Ciotat

Le week-end du 14 au 15 avril 2018, j'ai participé au seizième Festival de Poésie Partagée organisé par l'association Echos et Reflets, de Frédéric Ganga, poète franco-congolais qui depuis des années incarne la poésie à La Ciotat, dans le Sud de la France. Avec un groupe d'amis poètes, pendant une semaine, ils invitent les habitants de la ville à se nourrir de poésie, des mots qui chantent et dansent dans toutes les formes imaginables. 

Photo par Philippe Mura

(crédit photo : Philippe Mura)

 

C'est avec beaucoup de plaisir que j'ai rejoint ce groupe d'amis, d'abord parce que nous partageons un même objectif : donner à la poésie toute sa place, à l'heure où les genres narratifs inondent le terrain et font de l'ombre aux autres genres ;  ensuite parce que j'ai été séduite par ce concept qui consiste à rendre la poésie populaire, à en faire quelque chose qui n'est pas réservé à l'élite mais qui peut faire le bonheur de tous ceux qui aiment les mots, les jeux de mots, les étincelles qui s'allument dans notre esprit et dans notre coeur en écoutant ou en lisant un texte et qui nous font vivre l'éternité en un instant. 

 

Déclamer des vers dans la rue, lire des poèmes à des passants, devant des cafés-restaurants, offrir un spectacle de poésie en plein marché de La Ciotat, le dimanche matin, associer, aux textes poétiques, la poésie des gestes avec le tai-chi, quitter le confort des textes d'auteurs de tous les siècles pour se risquer dans l'improvisation poétique à plusieurs... voilà des expériences que j'ai vécues en toute amitié avec, entre autres, Régis, Christine Tamer, Mü, Damien, Fabien, Elisabeth, Lord Mike Jam, Colette, Marc, Raphaëlle, Annie, Jorn... et bien sûr Isabelle et Frédéric Ganga. J'ai profité de l'occasion pour faire entendre à La Ciotat la voix des poètes d'Afrique : poètes des deux Congo, de Côte d'Ivoire, du Burkina Faso, du Cameroun... 

 

Le samedi soir a été un moment particulièrement émouvant, avec la séance de poésies dites en plusieurs langues.Les poètes et autres amoureux des mots présents dans la salle étant de différentes origines, cela a été un prétexte de plus pour fêter en langue étrangère nos différentes origines : Anglais, Allemand, Italien, espagnol, hébreu, créole... Il ne manquait véritablement que des textes en langues d'Afrique... A méditer ! 

 

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05 avril 2018

Conférence à Sciences Po

J'ai été invitée à parler de la littérature africaine, plus précisément de l'image de la femme africaine, à Sciences Po, dans le cadre de la semaine africaine, organisée tous les ans par l'Association Sciences Po pour l'Afrique (ASPA).

 

Liss seule

 

Le désir de faire connaître les lettres africaines trouve toujours un écho en moi : j'ai accepté cette invitation avec plaisir, car nos visions se rejoignaient : "faire rayonner l'Afrique". C'est le slogan que l'on peut lire sur l'affiche publicitaire de l'ASPA. Mais ce n'est pas un simple slogan que l'on brandit pour le plaisir d'annoncer des choses, sans qu'il y ait du contenu derrière. Au contraire les organisateurs ont a coeur de montrer l'Afrique dans sa richesse et sa diversité. 

 

Sasha et Liss ASPA

 

La thème choisi cette année était : "Afriqu'elles, l'Afrique faite femme", avec Sonia Rolland et Soro Solo comme Marraine et parrain.

Programme Semaine Africaine

 

Le 4 avril, à 19h, Mme Nivine Khaled, professeur de littérature francophone et Conseillère culturelle près l'Ambassade d'Egypte en France et moi-même avons eu chacune, à tour de rôle, à présenter notre vision sur "la femme africaine en littérature", avant de débattre ensemble et d'écanger aussi avec le public, la discussion étant conduite par Madame Sasha Rubel, très engagée dans la volonté de faire connaître l'action des femmes et les figures féminines africaines qui ont marqué l'histoire. 

Programme Semaine Africaine 2

 

J'ai choisi de présenter l'image de la femme à travers un corpus de plus de 25 oeuvres, tandis que Nivine Khaled a pour sa part fait le chois d'exposer le point de vue d'une auteure : Véronique Tadjo, à travers son livre : Reine Pokou, que j'ai aussi évoqué dans mon exposé. 

Vue depuis public

 

Mme Khaled, qui a eu la curiosité d'interroger les étudiants présents sur leurs origines, nous a permis de savoir que, en plus de la France, différents pays étaient représentées dans le public : le Ghana, la Côte d'Ivoire, le Burkina Faso, le Congo-Brazzaville, le Congo RDC...

 

Liss et Nivine

(Nirvine Khaled et Liss Kihindou, Bakento, les femmes, femmes d'Afrique)

 

Mme Sasha Rubel a souligné l'importance de la date du 4 avril pour tous ceux qui s'intéressent aux grandes figures qui ont marqué l'histoire des Noirs, l'histoire de la littérature de manière générale. En effet, Maya Angelou, auteure entre autres de Tant que je serai noire, dont j'ai parlé sur mon blog (découvrir l'article ici), naquit un 4 avril. Elle a d'ailleurs clôturé la rencontre par la lecture d'un texte magnifique de Maya Angelou, une manière de se quiiter sur une note d'espoir et sur la volonté de nous encourager les uns les autres à rester debout, à aller de l'avant. Je félicite les étudiants de Sciences Po pour leur initiative, pour leur volonté de faire connaître ce qui se fait actuellement en Afrique et sur l'Afrique, dans différents domaines. 

 

Liss et Sasha

(Deuxième belle rencontre avec Sasha Rubel, avec laquelle j'ai fait connaissance au salon Livre Paris 2018, table-ronde "écrire au féminin en Afrique")

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20 mars 2018

Livre Paris 2018

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 (Crédit photo : Africa Sam)

Le salon du livre de Paris s'est déroulé cette année du 16 au 19 mars. Le lieu de rendez-vous pour ceux qui voulaient rencontrer des auteurs d'Afrique, les écouter, se faire dédicacer un de leurs livres, c'était le pavillon "Lettres d'Afrique et des Caraïbes". Depuis 2017, ce n'est plus le stand "Bassin du Congo", mais "Lettres d'Afrique" qui, comme son nom l'indique, fait office de carrefour des amoureux des lettres africaines. 

 

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(Table-ronde "Ecrire au féminin en Afrique". Crédit photo : Africa Sam)

 

Sous la houlette d'Aminata Johnson, des conférences-débats se sont succédé les unes aux autres, avec des auteurs venus du continent ou de sa diaspora. 

 

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(génération d'écrivaines : Aminata Sow Fall, Liss Kihindou, Rahmatou Seck Samb, Charline Effah)

 

J'ai été invitée à modérer une table-ronde toute féminine, le vendredi 16 mars, de 15h30 à 16h30, avec différentes intervenantes : Aminata Sow Fall, la doyenne des écrivaines africaines ; Rahmatou Seck Samb, qui vient d'être couronnée par le Grand Prix du Président de la République du Sénégal pour les Lettres ; Charline Effah, dont le troisième roman, La Danse de Pilar, vient tout juste d'être publié ; l'éditrice sud-africaine Rosemary Francis, qui a nourri, de son témoignage d'anglophone, ce débat francophone ; enfin une représentante de l'Unesco, Sasha Rubel, qui a tenu à faire connaitre au public le travail mené par l'Unesco concernant les femmes qui ont marqué l'histoire de l'Afrique, un travail accessible en plusieurs langues et que l'on peut découvrir ici.  

Le thème de la table-ronde, c'était : "Ecrire au féminin en Afrique : Challenges, discours et opportunités ?"

 

Trio par KODIA

 (Liss Kihindou, Noël Kodia Ramata, écrivain et critique littéraire, et Rosy Bazile, artiste haïtienne aux multiples talents)

 

Le Samedi 17 mars, à 17h, j'ai participé à une discussion rendant hommage aux anciens : "Et si on se souvenait des aînés, de nos anciens...", avec des écrivains et universitaires remarquables : Véronique Tadjo, Sami Tchak, Florent Couao-Zotti, Cheik Omar Kanté, Alioune Diane.

 

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(Table-ronde "Et si on se souvenait de nos aînés, de nos anciens)

 

Chaque fois que l'on a la chance d'écouter Sami Tchak, on est toujours impressionné par la vastitude de ses connaissances en matière de livres et d'auteurs de tous horizons.

 

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 (Bios Diallo, Aminata Sow Fall et moi)

Florent Couao-Zotti a eu la judicieuse idée de rappeler le rôle des éditions NEA dans la vulgarisation, la découverte des oeuvres africaines auprès du lectorat africain : les livres doivent circuler en Afrique. 

 

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 (Talia, une autre lectrice et Azylis)

 

Pendant que j'arpente les allées du pavillon Lettres d'Afrique, retrouvant des amis, faisant de nouvelles connaissances, écoutant les conférences, ma fille, elle, n'avait de cesse de se retouver au pavillon U, pour rencontrer les jeunes auteures avec lesquelles elle échange sur Wattpad. Une grande communauté de lecteurs (plutôt des lectrices) visiblement ! On soumet son manuscrit à la critique des membres du réseau et ceux-ci vous font des remarques vous permettant de faire évoluer votre texte. Enfin publication du livre. "Tu devrais essayer wattpad, maman, c'est super !". Il faut reconnaître que c'est pas mal, comme idée. Mais c'est aussi la raison pour laquelle ma fille est scotchée sur son téléphone : elle est souvent sur whattpad, où elle lit, lit, lit... Le virus de la lecture, de mère en fille. Peut-être le virus de l'écriture aussi ? Récemment, elle a reçu un commentaire sur sa copie qui l'a enchantée au plus haut point... et moi aussi. Au collège, l'équipe enseignante a eu la bonne idée de mettre en place un atelier d'écriture. Les élèves doivent se mettre dans la peau d'un poilu et le faire revivre à travers un récit. Les productions sont lues par un écrivain de la région qui leur fait des remarques sur leur texte.

 

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 (La jeune auteure Azylis et Talia)

 

Voici ce que l'écrivain, M. Vallet, a marqué sur sa copie :

"Talia, tu as une très belle écriture "de romancière" : tu écris un "vrai" texte. C'est très joli. Essaie de trouver le ton le plus juste pour faire parler ton personnage. Celui qui parle avec tes mots est plutôt lettré, cultivé. Si c'est comme cela que tu le vois, ne change rien."

 

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(La jeune auteure Lilly Sebastian et Talia) 

 

Quelques citations :

 

"J'ai été élevée dans l'esprit que les filles peuvent autant que les hommes. C'était ainsi à l'école : ce n'est pas parce qu'on est une fille, qu'on doit revenir bredouille à la maison", dixit Aminata Sow Fall.

 

"Les poèmes de Tchicaya U Tam'si comptent parmi les plus beaux vers publiés en langue française", dixit Bernard Mouralis, universitaire.

 

"La Négritude a été un universalisme", dixit Bernard Mouralis.

 

"Il ne faut pas reprocher aux Français de ne pas connaître les écrivains d'Afrique, ils ont leurs écrivains, ce n'est pas leur préoccupation première. Il y a la question des littératures nationales. Le drame pour un écrivain africain, c'est de ne pas être connu ou lu dans son propre pays", dixit Sami Tchak, écrivain. 

 

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