Actualité littéraire de Liss Kihindou

10 octobre 2018

31e édition du Festival du livre de Mouans-Sartoux

Cette année encore j'ai eu la joie et le privilège de compter parmi les auteurs invités au Festival du livre de Mouans-Sartoux. C'était la 31e édition cette année. Une belle occasion d'échanger avec un public diversifié, de parler de ma dernière parution : Des migrations au métissage suivi de L'Image de la Femme à travers 25 auteurs d'Afrique.

Moi au Stand

Comme tous les ans, les lecteurs étaient fidèles au rendez-vous. Le temps pluvieux n'a nullement affecté leur désir de venir entretenir la flamme de la lecture au Festival.

Liss et Dame Détonations

Il y a des familles pour qui cette visite annuelle est sacrée : elles sont toujours présentes, elles font le tour des espaces d'exposition, en particulier l'espace jeunesse, pour titiller les papilles littéraires des enfants, qui sont d'autant plus motivés qu'ils ont l'auteur devant eux. J'ai reconnu quelques-uns de ces enfants (ou leurs parents).

Enfants d'Aurélie

 

Il y en a d'autres que je n'ai pas reconnus, ce sont les enfants qui se sont fait reconnaître en s'approchant du roman Mwanana la petite-fille qui parlait aux animaux, dont ils avaient fait l'acquisition l'année dernière ou bien il y a deux ans.

Monsieur achat Mwanana

Une petite caresse affectueuse sur la couverture du roman exprimait le plaisir qu'ils ont eu à faire la connaissance de Mwanana. Une petite voulait même le prendre de nouveau. Sa maman a eu du mal à l'en dissuader : "On l'a à la maison, chérie !"

Table Souffle d'Afrique

 

Le Festival est aussi l'occasion de retrouver les amis de la région : Gus, Yasmina, Nathalie...et surtout Momar qui, malgré la santé qui parfois peut l'obliger à limiter ses activités, demeure infatigable lorsqu'il s'agit de montrer le rayonnement de l'Afrique à travers les arts. Cette année, il a choisi de mettre particulièrement en avant les femmes qui écrivent. Nous étions trois femmes d'Afrique présentes au Stand Souffle d'Afrique, le stand de Momar Gaye : Aïssatou Ehemba, Véronique Diarra et moi-même. Avec Momar, c'était quatre pays d'Afrique qui portaient le souffle d'Afrique au Festival de Mouans-Sartoux : le Sénégal, le Congo, la Côte d'Ivoire et le Burkina Faso.

ARTICLE Nice Matin

Un bel article a été publié dans le "Nice matin" du samedi 6 octobre 2018.

MomarMalouGusYasminaMoi

 

Un grand merci à Marie-Louise Gourdon et à tous les bénévoles, grâce à qui nous pouvons vivre, chaque année, une si belle fête ! Le livre, à Mouans-Sartoux, est un beau prétexte pour tisser des liens d'amitié, pour papoter, pour parler d'hier, d'aujourd'hui et de demain.  

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02 octobre 2018

Recension de mon livre "Des migrations au métissage, suivi de L'Image de la Femme à travers 25 auteurs d'Afrique"

Mon dernier livre est paru début septembre aux éditions L'Harmattan. Il fait l'objet d'un bel article sur le site congopage.com, signé Simon Mavoula.

 

Faisant d’une pierre deux coups, Liss Kihindou a construit un livre entre essai et analyse littéraire. Le titre : « Des migrations au métissage suivi de L’image de la femme à travers 25 auteurs d’Afrique. »

Les deux parties du diptyque sont des reprises de conférences que l’auteur a données respectivement sur la notion de métissage et sur l’évolution du statut de la femme africaine dans la littérature. Sur le plan de l’écriture, Liss Kihindou n’est pas à son coup d’essai. Elle compte à son actif une dizaine d’ouvrages qui comptent comme œuvres importantes sur la critique littéraire et dans la bibliographie congolaise et africaine.

Dans ce nouvel ouvrage, ceux qui se poseraient la question du lien entre le métissage et l’image de la femme dans le roman noir, devraient notamment poser l’équation que, d’un côté, Liss Inès Kihindou est confrontée dans son métier d’enseignante a des interactions culturelles et, de l’autre, elle a toujours joué dans la cour des romancières d’origine africaine.

Dire qu’elle est bien placée pour discuter des deux problématiques c’est précisément poser cette évidence que la connaissance est une institution asexuée transcendant le genre humain. L’heure n’est plus à cette époque où la femme était forcée de se travestir pour être acceptée en tant qu’écrivain. On pense à Georges Sand alias Amantine Aurore Lucile Dupin, grande romancière dont la pensée abusa tout le monde car reçue comme étant produite par un homme. Elle est tout à fait erronée cette représentations machiste selon laquelle l’homme est le seul être ontologique ayant la légitimité de l’écriture. Il va sans dire (et c’est mieux de le dire) qu’il n’y a pas mieux qu’une femme pour se représenter l’image de la femme noire dans la littérature africaine.

 

Couverture Des migrations au métissage

 

Le tissage du métissage

Liss Kihindou, Congolaise qui vient du même pays que le père de Jo-Wilfrid Nsondé, est professeure de latin. C’est sans surprise qu’elle base son exposé sur le métissage sur la façon dont Rome a basé la puissance de sa civilisation en s’ouvrant aux autres peuples migrants, surtout en leur accordant l’asylum (l’asile ), aujourd’hui enjeu central chez les migrants en France. La cité romaine fut un brassage. C’est forcément ça qui a donné tous ses sages.

C’est alors un lieu-commun de dire que le métissage est commun à toutes les cultures, ce d’autant plus que «  toute civilisation est née d’un métissage oublié  » écrit Liss Kihindou qui cite Henri Lopes.(p.28)

L’auteure donne des exemples sur les métis célèbres qui ont donné leurs heures de gloire à la France. Yanick Noha, notamment, symbole de métissage génétique, de mère française et de père camerounais, fut la personnalité française la plus aimée des Français. C’est dire qu’en dépit des opinions contraires et réactionnaires d’une certaine France, le métissage est un plébiscite dans cette société issue de l’interaction gallo-romaine.

Plus loin, nous rappelle l’auteure, dans l’histoire du métissage, le célèbre écrivain Alexandre Dumas fut le produit d’un mélange qui démarre en Haïti sur plusieurs générations. Tout porte à croire qu’il n’y a pas meilleur héritage de l’humanité que le métissage.

Mais il ne s’agit pas seulement d’interethnicité et d’interculturalité. Dans les arts, notamment en littérature, l’intertextualité est aussi un indicateur fiable du métissage. De quoi s’agit-il ? L’intertextualité ou le texte d’un autre dans un autre texte, est une manière de montrer qu’on a lu l’autre et que sa manière d’écrire me convient en tant que Ego au point de l’intégrer dans ma manière d’écrire. C’est cela l’assimilation car le métissage, notamment dans les emprunts linguistiques, est un triomphe de la civilisation universelle. Saviez-vous que le« bonnet phrygien » adopté par la France comme l’un des « symboles les plus forts » (p. 20) est d’origine turque ( de l’ancienne Phrygie ) ?

En un mot, le métissage, aboutissement des migrations est un procès de reproduction qui a joué un rôle important dans toutes les civilisations, de la Grèce et la Rome antiques jusqu’à la France contemporaine. Ceci est valable aussi dans nos pays d’Afrique où la xénophobie semble banalisée.

 

L’image de la femme

Partant du poème de Camara Laye que l’auteur dédie à sa mère dans L’Enfant Noir, Liss Kihindou en arrive au constat que la femme noire dans le roman noir est l’image de la résignation. En tout cas c’est cette idée issue de la tradition que le roman africain véhicule de la femme africaine, que le romancier soit homme ou femme.

Il ne reste pas moins que la femme ne reste pas figée dans ce statut de soumission. Chez les romancières contemporaines, la femme est extirpée de ce niveau de soumission et hissée à des niveaux égalitaires quant à la fonction socioéconomique. Devenue indépendante grâce à l’instruction scolaire, la femme a des revendications qui aboutissent de plus en plus. Même si des résistances subsistent, le genre féminin, en quête de mariage, ne regarde plus l’homme comme « l’or des femme » ( Aimée Mambou Gnali Gomez). La femme ne voit plus le mariage comme lieu d’enrichissement matériel. Il s’agit là d’un changement social indéniable.

Liss Kihindou sera au Festival du Livre de Mouans-Sartoux (édition 2018) où elle viendra défendre son livre. Du 5 au 8 octobre.

Simon Mavoula

Liss Kihindou : Des migrations au métissage suivi de l’image de la femme à travers 25 auteurs d’Afrique. 79p. L’Harmattan 2018 - 12 €

 

Retrouver l'article sur le site congopage en cliquant ici

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01 juillet 2018

"Puissance Liss, Puissante en verbes !" par Aimé Eyengué

Je remercie Aimé Eyengué pour cet article publié le dimanche 27 mai 2018 sur sa page facebook, dans le cadre de la célébration des 65 ans de la littérature congolaise. Nous avons ce point fort en commun qui est d'inviter à nous lire les uns les autres, de faire connaître la littérature congolaise. Mais sa générosité va bien au-delà...   

 

65 ans de la Littérature congolaise : Nous y sommes ! Thème de la Semaine : Puissance Liss, Puissante en verbes !

Sous les feux de la rampe de ma passion littéraire, après la doyenne des Lettres congolaises, Marie-Léontine Tsibinda, le tour revient à la puissance de l’écrivaine et critique littéraire Liss Kihindou, d’être, ici, mise, à l’honneur toute cette semaine, dans la dynamique de la célébration des 65 ans de la Littérature congolaise. A n’en point douter, l’écrivaine Liss Kihindou plane sur les lettres congolaises, pour les yeux qui savent bien suivre longuement les méandres du Congo sans se fatiguer.

 

Photo 65 ans LITT CONGOLAISE

 

On a l’habitude de dire que l’on n’est mieux servi que par soi-même ; laissez-moi vous dire, ici, chers amis de la culture, qu’on est mieux servi que par Liss ; donc Liss n’est mieux servie que par nous, Liss ne sera mieux servie que par nous, avec un tant soit peu de reconnaissance !

Car, je ne pense pas qu’il y ait femme congolaise qui ait lu plus de livres écrits par des Congolais que Liss Kihindou au cours de toute sa vie : sans compter les livres qu’elle a lu durant sa scolarité secondaire et universitaire! Je tiens pour preuve, tout au moins, le produit de ses mains, disponible sur ces deux richissimes blogs littéraires (Liss dans la Vallée des Livres et Valets des Livres), qu’elle a tenus des années durant, plus de dix ans déjà, disons ! et qu’elle tient encore, en dépit de sa charge familiale pas des moindres et de toutes ses obligations professionnelles en sus, tout en étant écrivaine elle-même aussi, et, donc, devant écrire des livres aussi, comme tous ceux et celles dont elle a lu et présenté les livres pour ces deux blogs littéraires ! Je suis en droit de me poser la question, ici, de savoir s’il y a, ne fût-ce qu’un quart de ceux et celles pour qui elle a lu et présenté les livres qui ont déjà eu, eux aussi, à leur tour, la générosité de lire ses livres en retour… Etre critique littéraire et écrivaine : voilà un choix plus que puissant, qui plus est de grande générosité ! En cas de manque de générosité s'abstenir ! 

On voit des nouveaux arrivants sur le champ de cette littérature, qui voudraient bien qu’on les lise, ou même que Liss les lise, quoi de plus naturel, mais de plus égocentrique aussi ! Attitude d’ailleurs que l’on attribue aux écrivains, à tort et à raison, c’est selon ! Seulement, combien d’eux ont déjà lu au moins un livre ! de ceux qu’ils voudraient voir les lire et/ou écrire sur eux ? Rien que pour avoir publié avant eux ? D’autant plus, les livres de Liss ! Leur doyenne à eux et à moi-même : Je ne crois pas au hasard ; je rappelle, ici, aux auteurs congolais à avoir le triomphe modeste, dans le cadre d’une célébration de ce patrimoine littéraire commun, car la plupart des auteurs congolais très actifs en ce moment n’ont commencé à exister en tant qu’auteurs qu’à partir de l’année 2013, année même de la célébration des 60 ans de la littérature congolaise, soit, il y a, exactement, cinq ans ! donc moins de dix années ! Il faut reconnaître dans le même temps ici que les égos surdimensionnés n’ont pas d’âge !

Rien que par le respect au droit d’ancienneté, Liss existe, littérairement, depuis 2005, avec sa première publication littéraire intitulée J’espère : soit, deux ans avant moi, d’ailleurs ! Parenthèses : durant la célébration des 60 ans de la littérature congolaise (1953-2013), et depuis là, des engeances du monde culturel congolais, d’entre tous ceux qui se prennent pour des intellectuels congolais d’envergure, se sont bien trompés sur mon compte, allant même jusqu’à me taxer d’ « arriviste » ou de « parvenu » « Mbochi » « du clan au pouvoir », au point de douter même via leur Kongossa que je puisse avoir les diplômes que j’ai ! Quand bien même ils sont nombreux, eux-mêmes, à aller à la mangeoire sans faire du bruit avec leurs assiettes, pour venir accuser injustement des innocents comme nous autres à cent pour cent, après s'être essuyé la bouche en silence. Mawa ! Le Mal congolais étant déjà fait : le tribalisme ! Un Mal venimeux que vous ne verrez jamais chez ma doyenne Liss Kihindou, que j’ai connue grâce à mes écrits, rien d’autres, et rien avant ces écrits, sans complaisance sectaire ! Et, depuis, notre convergence de vue sur l’amour de la chose littéraire congolaise a suivi son Fleuve ! Dès notre première rencontre nous avions fait l’échange de nos fanions de paix et de vérité : nos livres respectifs dédicacés, s’il vous plaît ! Le livre étant le solide pont culturel bâti entre Liss et moi-même, un bien immatériel, qui nous fait du bien depuis et aussi à tous ceux qui s’approchent des livres pour les livres, pour la mémoire et pour la culture congolaise, sans considération de personnes, d’ethnies ou d’assentiments biaisés de coteries malfaisantes et malsaines, fabrique de la méchanceté gratuite, des envies et des rivalités malsaines, adeptes de la jalousie et de la haine.

Si je mens, Dieu me punit ! Puissance Liss n’a jamais eu besoin de mon avis, par exemple, pour écrire, sans crier sur les toits, son livre Négritude et Fleuvitude, livre qui décrit le mieux mon écriture et mes aspirations sur la Fleuvitude, j’allais dire les Confluences… Elle a juste eu besoin de son intellectualité et de sa puissance littéraire bien pertinente, pour savoir que, avec la Fleuvitude, nous tenions là une notion qui fera date ! C’est là d’ailleurs que l’on reconnaît la puissance littéraire de vrais littérateurs ! Ils ne se sont d’ailleurs pas trompés à ce propos, nos littérateurs qui ont roulé leur bosse dans la critique littéraire, à savoir Boniface Mongo Mboussa (le lucide préfacier du livre Négritude et Fleuvitude de Liss Kihindou), Noel Kodia Noel Ramata Kodia ou encore Zacharie Acafou, qui ira jusqu’à écrire dans le livre d’or de la Fleuvitude en 2015, je cite : « La Fleuvitude, théorie littéraire qui fera date. » Ceux qui ont lu le livre Par les temps qui courent… peuvent bien voir le nom Liss Kihindou trônant sur un texte intitulé « Comme le Fleuve », à elle dédié pour la reconnaissance que je lui dois : Je n’ai pas eu besoin de son avis, tout comme, pour leur dédier des textes dans le même livre, je n’avais pas eu besoin des avis des écrivaines Alexandrine LAO Alexa Léone, Faignond Emilie-Flore ou Marie Léontine Marie Léontine Tsibinda (pour ne citer que ces trois grandes dames, parmi les nombreux auteurs qui ont une dédicace dans ce livre).

 

COUV Négritude et Fleuvitude

 

Liss est la seule critique littéraire qui a quasiment lu tous mes livres… et en a présenté plusieurs… Nous lui devons une vraie reconnaissance tous, notre Liss du Congo, la Sirène des Livres : ce ne sont pas tous ces Congolais dont elle a présenté les livres sur ses deux blogs qui me contrediraient ici. Ils peuvent se reconnaître, même si l’ingratitude a, depuis, pris ses quartiers aux pays des rivalités dévastatrices nées des flammes de l’envie mal placées qui ne disent pas leur nom, et, surtout, qui n’auraient pas lieu d’être au milieu des esprits de haut vol…

Liss Kihindou est finalement aussi un chantre de la Fleuvitude de la première : ce qui fait d’elle et moi les deux faces d’une même médaille, la Fleuvitude ! Je publie Par les temps qui courent… en 2015 pour installer la Fleuvitude, elle publie Négritude et Fleuvitude en 2016 pour la projeter dans le temps. Quoi de plus intrigant !

 

Photo Eyengué

(Aimé Eyengué tenant son livre "Par les temps qui courent")

 

Franchement, je vous recommande Liss Kihindou à la lecture, ici, mes chers amis de la culture ! Car, il n’était que plus que temps, après tout ce temps ! Soufflons donc avec elle les bougies du 13ème anniversaire de sa vie d’auteure, en lisant ces livres à nous servis sur un plateau de Fleuvitude ! Retour aux sources oblige ! Puissance Liss est un fruit de mai, tendre et doux au palais, mais qui ne poussent que sur des arbres rarissimes, comme le Chêne de Bambou (de son roman), que l’on ne retrouve que sur les bords du Fleuve, pourvu d’avoir aussi la patience et la passion d’aller quêter longuement, avec une conscience honnête de surcroît, qui corresponde à son honnêteté de l’esprit, gage de l’honnêteté intellectuelle, et, surtout, sans oublier que lorsqu’il y a du flou, il y a du loup. Liss du Congo est l’incarnation même de l’honnêteté intellectuelle congolaise : il suffit de lire son livre Négritude et Fleuvitude, pour s’en rendre compte ! Puissance Liss est Puissante en verbes ! Puissance Liss, c'est vrai poisson de Mets ! Fruit de Mai. Liss du Congo, la Sirène des Livres ! Congo Ya Sika, Congo Nouveau ! Congo de l’Honneur ! Congo de la Fleuvitude !

Tenez, Liss aime célébrer la mémoire, j’oubliais : la lecture de son texte, dans le livre Noces de Diamant couronnant la célébration des 60 ans de la littérature congolaise (1953-2013), vous laissera sans voix. En tout cas, Lisons-nous, c’est vraiment Liss en nous ; parce que Liss est l’incarnation même de la lecture ! Je ne saurais vous dire combien de livres elle a déjà dû lire depuis qu’elle est née ! Mais, une chose est sûre, et même certaine ! c’est que Liss Kihindou a lu et relu, des livres et des livres, par passion, par plaisir, par amour du livre, pour le respect du livre, et pour son métier : Fille d’enseignants, Liss est née dans un bain de livres, dans lequel elle s’est bien baignée jusqu’à devenir à son tour enseignante ! Or, qui dit enseignante, dit livre. Voilà qui a fait tel père, telle fille, pour le cas Liss ! Un sacerdoce ! Un calice ! Pour Liss des livres, toujours en communion avec les livres ! Et depuis là, Liss tisse dans le métissage culturel, son champ littéraire de prédilection, parce qu’elle est tout autant du Congo et de la France : du Congo par ses racines et de la France par son ouverture. Une belle Fleuvitude d’empoigne, baignant sur les flots de la liberté de l’être et de l’identité culturels !

Liss vit de générosité intellectuelle : vous imaginez, chers amis, qu’elle va jusqu’à donner gracieusement les livres, sans crier sur les toits, à ceux qui sont dans le besoin ; quand on sait que le livre ne nourrit pas son auteur, financièrement parlant !

Plus important encore, je ne sais pas si, au cours des deux dernières décennies marquant les guerres fratricides congolaises, il y a eu livre plus puissant et plus vrai écrit de la main d’une congolaise que le livre Détonations et Folie de Liss Kihindou. C’est là que j’exhorte vraiment tous les Congolais à penser lire ce livre, au moins une fois ! dans leur très longue vie…

Il faut bien que le pays arrive à regarder son histoire en face ! Ce qu’il ne fera jamais mieux, par contre, s’il n’arrive pas à se transcender pour finir par prendre la décision salutaire de bien vouloir mettre dans les programmes de l’Education nationale congolaise les livres comme Détonations et Folie, si le pays rêve réellement à se tirer d’affaire un jour pour de bon ! Pourquoi le Congo ne reconnaît presque jamais les plus méritants de son Histoire ? La conséquence est que les Congolais finissent par marcher sur les valeurs pour encenser les antivaleurs et leurs producteurs ! Mais jusqu’à quand ? Et jusqu’à quel point s’élèvera cette manie ingrate ? La Fleuvitude n’est pas en reste ici ! Parlons clair, parlons précis : La doyenne Marie-Léontine Tsibinda a pris de l’âge, et dans sa vie physique et dans sa vie littéraire qui a atteint sa maturation : combien de Congolais ont lu ses livres sur les bans de l’école ? Chez les autres, prenant seulement le cas de la France que l’on connaît bien dans le domaine des livres : Houellebecq qui est arrivé après la doyenne Marie-Léontine Tsibinda, dans l’univers des écrivains, est reconnu partout par l’Education nationale de son pays ! Et même dans la Francophonie !

Comprenez, chers amis, pourquoi nous avons, pour la célébration de ces 65 ans de la Littérature congolaise, le thème « Il faut vaincre ! »

Oui, il nous faut ici vaincre, l’hypocrisie intellectuelle, il nous faut vaincre la méchanceté gratuite, il nous faut vaincre l’ingratitude du caïman, etc. ; voilà nos premières Maisons d’arrêt à prendre, voilà les premières tares à pendre, mais pas trop tard non plus, s’il vous plaît ! N’oublions donc pas que notre thème pour cette célébration est bel et bien « Il faut vaincre ! » ; ce qui veut tout dire en soi : toutes les impostures et les agitations d’arrivistes et mercenaires culturels en milieu de cette littérature seront par nous dévoilées, afin de permettre à notre littérature de jouer pleinement son rôle d’éveil des consciences.

Enjoy-and-See… Think-and-See… Stand-and-See… Fight-and-See… Live-and-See…

Le Dimanche sur le Fleuve…

Paix Chez Vous !

 

Aimé Eyengué

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26 avril 2018

Rencontres littéraires en Bourgogne

Affiche maison des familles

Le Centre Francophonie de Bourgogne, dirigé par Claude Thomas, a organisé, les 24 et 25 avril 2018, de belles rencontres qui m'ont permis de parler de l'ensemble de mes livres.

Photo belle mère camerounais

Que ce soit à la Maison des Familles à Torcy ou à la Bibliothèque de Saint-Léger sur Dheune, le public s'est montré intéressé et chaleureux. J'ai passé d'agréables moments avec les enfants qui se retrouvent tous les soirs à l'Accompagnement scolaire de Torcy.

Photo avec la photographe

Le mercredi matin, j'ai échangé avec les élèves du lycée professionnel du Sacré Coeur de Paray-le-Monial, toujours dans le 71. Au coeur des débats : la Négritude, le racisme, les préjugés, la place de la femme et... le pouvoir des mots, le pouvoir de la littérature.

Photo de groupe

Les professeurs des classes de lycée que j'ai rencontrées m'ont fait l'amitié de m'inviter à déjeuner dans un restaurant. Moment convivial entre profs de lettres, Claude Thomas étant également un professeur de français à la retraite. 

Entre profs de français

(Encadrée par les professeurs de lettres du lycée du Sacré Coeur de Paray-le-Monial et Claude Thomas)

 

Je remercie le Centre Francophonie de Bourgogne pour son action sur le terrain, pour son oeuvre en faveur des littératures francophones, africaines en particulier. Ces rencontres ont aussi pu se faire grâce au soutien de tous les bénévoles qui oeuvrent en coulisses pour que rayonne le livre et la culture, je remercie en particulier le couple de bibliothécaires qui ne ménage pas ses efforts pour la réussite des activités organisées en collaboration avec le Centre Francophonie de Bourgogne. Des gens passionnés par la littérature et soucieux de voir le livre prendre une place plus importante dans la vie de la commune...   

 

Affiche Bibliothèque

Se rencontrer autour des livres, autour d'un verre de l'amitié et célébrer ensemble la diversité de la l'humanité, voilà un projet qui fait tout de suite écho en moi.

Un compte-rendu de ma visite en Bourgogne a été publié sur le blog du Centre Francophonie de Bourgogne. On peut le découvrir en cliquant ici

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18 avril 2018

16e Festival de Poésie Partagée à La Ciotat

Le week-end du 14 au 15 avril 2018, j'ai participé au seizième Festival de Poésie Partagée organisé par l'association Echos et Reflets, de Frédéric Ganga, poète franco-congolais qui depuis des années incarne la poésie à La Ciotat, dans le Sud de la France. Avec un groupe d'amis poètes, pendant une semaine, ils invitent les habitants de la ville à se nourrir de poésie, des mots qui chantent et dansent dans toutes les formes imaginables. 

Photo par Philippe Mura

(crédit photo : Philippe Mura)

 

C'est avec beaucoup de plaisir que j'ai rejoint ce groupe d'amis, d'abord parce que nous partageons un même objectif : donner à la poésie toute sa place, à l'heure où les genres narratifs inondent le terrain et font de l'ombre aux autres genres ;  ensuite parce que j'ai été séduite par ce concept qui consiste à rendre la poésie populaire, à en faire quelque chose qui n'est pas réservé à l'élite mais qui peut faire le bonheur de tous ceux qui aiment les mots, les jeux de mots, les étincelles qui s'allument dans notre esprit et dans notre coeur en écoutant ou en lisant un texte et qui nous font vivre l'éternité en un instant. 

 

Déclamer des vers dans la rue, lire des poèmes à des passants, devant des cafés-restaurants, offrir un spectacle de poésie en plein marché de La Ciotat, le dimanche matin, associer, aux textes poétiques, la poésie des gestes avec le tai-chi, quitter le confort des textes d'auteurs de tous les siècles pour se risquer dans l'improvisation poétique à plusieurs... voilà des expériences que j'ai vécues en toute amitié avec, entre autres, Régis, Christine Tamer, Mü, Damien, Fabien, Elisabeth, Lord Mike Jam, Colette, Marc, Raphaëlle, Annie, Jorn... et bien sûr Isabelle et Frédéric Ganga. J'ai profité de l'occasion pour faire entendre à La Ciotat la voix des poètes d'Afrique : poètes des deux Congo, de Côte d'Ivoire, du Burkina Faso, du Cameroun... 

 

Le samedi soir a été un moment particulièrement émouvant, avec la séance de poésies dites en plusieurs langues.Les poètes et autres amoureux des mots présents dans la salle étant de différentes origines, cela a été un prétexte de plus pour fêter en langue étrangère nos différentes origines : Anglais, Allemand, Italien, espagnol, hébreu, créole... Il ne manquait véritablement que des textes en langues d'Afrique... A méditer ! 

 

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05 avril 2018

Conférence à Sciences Po

J'ai été invitée à parler de la littérature africaine, plus précisément de l'image de la femme africaine, à Sciences Po, dans le cadre de la semaine africaine, organisée tous les ans par l'Association Sciences Po pour l'Afrique (ASPA).

 

Liss seule

 

Le désir de faire connaître les lettres africaines trouve toujours un écho en moi : j'ai accepté cette invitation avec plaisir, car nos visions se rejoignaient : "faire rayonner l'Afrique". C'est le slogan que l'on peut lire sur l'affiche publicitaire de l'ASPA. Mais ce n'est pas un simple slogan que l'on brandit pour le plaisir d'annoncer des choses, sans qu'il y ait du contenu derrière. Au contraire les organisateurs ont a coeur de montrer l'Afrique dans sa richesse et sa diversité. 

 

Sasha et Liss ASPA

 

La thème choisi cette année était : "Afriqu'elles, l'Afrique faite femme", avec Sonia Rolland et Soro Solo comme Marraine et parrain.

Programme Semaine Africaine

 

Le 4 avril, à 19h, Mme Nivine Khaled, professeur de littérature francophone et Conseillère culturelle près l'Ambassade d'Egypte en France et moi-même avons eu chacune, à tour de rôle, à présenter notre vision sur "la femme africaine en littérature", avant de débattre ensemble et d'écanger aussi avec le public, la discussion étant conduite par Madame Sasha Rubel, très engagée dans la volonté de faire connaître l'action des femmes et les figures féminines africaines qui ont marqué l'histoire. 

Programme Semaine Africaine 2

 

J'ai choisi de présenter l'image de la femme à travers un corpus de plus de 25 oeuvres, tandis que Nivine Khaled a pour sa part fait le chois d'exposer le point de vue d'une auteure : Véronique Tadjo, à travers son livre : Reine Pokou, que j'ai aussi évoqué dans mon exposé. 

Vue depuis public

 

Mme Khaled, qui a eu la curiosité d'interroger les étudiants présents sur leurs origines, nous a permis de savoir que, en plus de la France, différents pays étaient représentées dans le public : le Ghana, la Côte d'Ivoire, le Burkina Faso, le Congo-Brazzaville, le Congo RDC...

 

Liss et Nivine

(Nirvine Khaled et Liss Kihindou, Bakento, les femmes, femmes d'Afrique)

 

Mme Sasha Rubel a souligné l'importance de la date du 4 avril pour tous ceux qui s'intéressent aux grandes figures qui ont marqué l'histoire des Noirs, l'histoire de la littérature de manière générale. En effet, Maya Angelou, auteure entre autres de Tant que je serai noire, dont j'ai parlé sur mon blog (découvrir l'article ici), naquit un 4 avril. Elle a d'ailleurs clôturé la rencontre par la lecture d'un texte magnifique de Maya Angelou, une manière de se quiiter sur une note d'espoir et sur la volonté de nous encourager les uns les autres à rester debout, à aller de l'avant. Je félicite les étudiants de Sciences Po pour leur initiative, pour leur volonté de faire connaître ce qui se fait actuellement en Afrique et sur l'Afrique, dans différents domaines. 

 

Liss et Sasha

(Deuxième belle rencontre avec Sasha Rubel, avec laquelle j'ai fait connaissance au salon Livre Paris 2018, table-ronde "écrire au féminin en Afrique")

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20 mars 2018

Livre Paris 2018

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 (Crédit photo : Africa Sam)

Le salon du livre de Paris s'est déroulé cette année du 16 au 19 mars. Le lieu de rendez-vous pour ceux qui voulaient rencontrer des auteurs d'Afrique, les écouter, se faire dédicacer un de leurs livres, c'était le pavillon "Lettres d'Afrique et des Caraïbes". Depuis 2017, ce n'est plus le stand "Bassin du Congo", mais "Lettres d'Afrique" qui, comme son nom l'indique, fait office de carrefour des amoureux des lettres africaines. 

 

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(Table-ronde "Ecrire au féminin en Afrique". Crédit photo : Africa Sam)

 

Sous la houlette d'Aminata Johnson, des conférences-débats se sont succédé les unes aux autres, avec des auteurs venus du continent ou de sa diaspora. 

 

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(génération d'écrivaines : Aminata Sow Fall, Liss Kihindou, Rahmatou Seck Samb, Charline Effah)

 

J'ai été invitée à modérer une table-ronde toute féminine, le vendredi 16 mars, de 15h30 à 16h30, avec différentes intervenantes : Aminata Sow Fall, la doyenne des écrivaines africaines ; Rahmatou Seck Samb, qui vient d'être couronnée par le Grand Prix du Président de la République du Sénégal pour les Lettres ; Charline Effah, dont le troisième roman, La Danse de Pilar, vient tout juste d'être publié ; l'éditrice sud-africaine Rosemary Francis, qui a nourri, de son témoignage d'anglophone, ce débat francophone ; enfin une représentante de l'Unesco, Sasha Rubel, qui a tenu à faire connaitre au public le travail mené par l'Unesco concernant les femmes qui ont marqué l'histoire de l'Afrique, un travail accessible en plusieurs langues et que l'on peut découvrir ici.  

Le thème de la table-ronde, c'était : "Ecrire au féminin en Afrique : Challenges, discours et opportunités ?"

 

Trio par KODIA

 (Liss Kihindou, Noël Kodia Ramata, écrivain et critique littéraire, et Rosy Bazile, artiste haïtienne aux multiples talents)

 

Le Samedi 17 mars, à 17h, j'ai participé à une discussion rendant hommage aux anciens : "Et si on se souvenait des aînés, de nos anciens...", avec des écrivains et universitaires remarquables : Véronique Tadjo, Sami Tchak, Florent Couao-Zotti, Cheik Omar Kanté, Alioune Diane.

 

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(Table-ronde "Et si on se souvenait de nos aînés, de nos anciens)

 

Chaque fois que l'on a la chance d'écouter Sami Tchak, on est toujours impressionné par la vastitude de ses connaissances en matière de livres et d'auteurs de tous horizons.

 

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 (Bios Diallo, Aminata Sow Fall et moi)

Florent Couao-Zotti a eu la judicieuse idée de rappeler le rôle des éditions NEA dans la vulgarisation, la découverte des oeuvres africaines auprès du lectorat africain : les livres doivent circuler en Afrique. 

 

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 (Talia, une autre lectrice et Azylis)

 

Pendant que j'arpente les allées du pavillon Lettres d'Afrique, retrouvant des amis, faisant de nouvelles connaissances, écoutant les conférences, ma fille, elle, n'avait de cesse de se retouver au pavillon U, pour rencontrer les jeunes auteures avec lesquelles elle échange sur Wattpad. Une grande communauté de lecteurs (plutôt des lectrices) visiblement ! On soumet son manuscrit à la critique des membres du réseau et ceux-ci vous font des remarques vous permettant de faire évoluer votre texte. Enfin publication du livre. "Tu devrais essayer wattpad, maman, c'est super !". Il faut reconnaître que c'est pas mal, comme idée. Mais c'est aussi la raison pour laquelle ma fille est scotchée sur son téléphone : elle est souvent sur whattpad, où elle lit, lit, lit... Le virus de la lecture, de mère en fille. Peut-être le virus de l'écriture aussi ? Récemment, elle a reçu un commentaire sur sa copie qui l'a enchantée au plus haut point... et moi aussi. Au collège, l'équipe enseignante a eu la bonne idée de mettre en place un atelier d'écriture. Les élèves doivent se mettre dans la peau d'un poilu et le faire revivre à travers un récit. Les productions sont lues par un écrivain de la région qui leur fait des remarques sur leur texte.

 

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 (La jeune auteure Azylis et Talia)

 

Voici ce que l'écrivain, M. Vallet, a marqué sur sa copie :

"Talia, tu as une très belle écriture "de romancière" : tu écris un "vrai" texte. C'est très joli. Essaie de trouver le ton le plus juste pour faire parler ton personnage. Celui qui parle avec tes mots est plutôt lettré, cultivé. Si c'est comme cela que tu le vois, ne change rien."

 

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(La jeune auteure Lilly Sebastian et Talia) 

 

Quelques citations :

 

"J'ai été élevée dans l'esprit que les filles peuvent autant que les hommes. C'était ainsi à l'école : ce n'est pas parce qu'on est une fille, qu'on doit revenir bredouille à la maison", dixit Aminata Sow Fall.

 

"Les poèmes de Tchicaya U Tam'si comptent parmi les plus beaux vers publiés en langue française", dixit Bernard Mouralis, universitaire.

 

"La Négritude a été un universalisme", dixit Bernard Mouralis.

 

"Il ne faut pas reprocher aux Français de ne pas connaître les écrivains d'Afrique, ils ont leurs écrivains, ce n'est pas leur préoccupation première. Il y a la question des littératures nationales. Le drame pour un écrivain africain, c'est de ne pas être connu ou lu dans son propre pays", dixit Sami Tchak, écrivain. 

 

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13 mars 2018

Articles de presse sur ma visite dans des collèges icaunais

Mon intervention à Paul Bert et à Jean-Roch Coignet, deux collèges du département de l'Yonne, a été relayée par la presse locale. 

 

Article au collège Paul Bert 

 

Capture d'écran du second article. 

Pièce jointe Capture d’écran (4)

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10 mars 2018

En tête à tête avec des collégiens de l'Yonne

La Maison des Jumelages et de la Francophonie d'Auxerre et l'association Afik'au Coeur oeuvrent ensemble pour faire découvrir des écrivains, des artistes francophones aux jeunes de la région Bourgogne-Franche-Comté. C'est ainsi que, dans le cadre de la Caravane de la Francophonie, j'ai été invitée dans deux collèges du département de l'Yonne, le collège Paul Bert d'Auxerre et le collège Jean-Roch Coignet de Courson-les-Carrières. 

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(encadrée par Marité Catherin et Prudence Adjahonoun)

Ces rencontres ont été organisées depuis plusieurs semaines par Marité CATHERIN, la Présidente de la Maison des Jumelages, professeur de français à la retraite, et qui déploie tous les moyens, toute son énergie pour que ce lien vivant qu'est la langue française nous vivifie davantage, nous renouvelle, nous donne une vision de ce que pourrait être le monde si nous nous appuyions tous sur ce qui nous lie, plutôt que sur ce qui nous divise. C'est également cet esprit de fraternité qui anime l'équipe de l'association Afrik'au Coeur, portée par André Hulnet, professeur lui aussi, et qui est engagé dans plusieurs associations qui ont en commun un lien fort avec l'Afrique. 

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(Avec Marité Catherin, Présidente de la Maison des Juelages et de la Francophonie, devant le collège Paul Bert)

 

J'ai été chaleureusement accueillie, ce vendredi 9 mars, à la Maison de la Francophonie et des Jumelages, par Marité, Prudence (chargé de la communication) et Charline, qui mettent tous à disposition de l'association leur savoir-faire et leur énergie pour la réussite de ces rencontres. 

 

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(classe de 4e du collège Paul Bert d'Auxerre)

 

La classe est le milieu dans lequel j'évolue au quotidien, puisque je suis enseignante, cependant cet entretien avec les élèves s'inscrivait dans un tout autre cadre : j'avais à me présenter à eux, non plus en tant qu'enseignante mais comme auteure. Une expérience nouvelle pour moi, et qui n'était pas sans générer une certaine appréhension. Pourtant, aussitôt que je me suis retrouvée face aux élèves, la conversation s'est tout de suite engagée, en toute simplicité, d'autant plus que les enseignantes ayant en charge les classes avaient bien préparé leurs élèves. 

 

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 (Avec Nadège Barreto, professeur de français au collège Paul Bert)

 

Madame Nadège Barreto, du collège Paul Bert, avait souhaité que ce soit une classe pour laquelle la lecture n'est pas spécifiquement le point fort. Mais le fait de leur donner l'occasion de rencontrer un auteur était une autre manière de susciter chez eux un intérêt particulier pour la littérature, pour ce qui se fait, ce qui se vit sous d'autres cieux. L'occasion d'apprendre à faire connaissance avec un pays comme le Congo, les réalités vécues là-bas. Ils avaient tous préparé des questions, les garçons étant nettement plus réactifs que les filles, mais dans l'ensemble, une classe de quatrième agréable. Des questions très diverses, mais aussi des fous rires, toute occasion étant bonne pour exprimer sa bonne humeur. 

 

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 (Des hommes et des femmes tous animés de l'esprit de partage et de fraternité et engagés dans différentes associations : Afrik'au Coeu, Maison de la Francophonie, La France Noire)

 

Après un déjeuner convivial au cours duquel j'ai eu le plaisir de retrouver les amis de l'association La France Noire, Raphaël et Françoise, et de rencontrer pour la première fois ceux d'Afrik'au Coeur, direction le collège de Courson-les-Carrières pour m'entretenir avec la 3e de Karine Piat. 

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(classe de 3e du collège J.R. Coignet de Courson-les-Carrières)

Là aussi, accueil chaleureux. La principale du collège a tenu à dire un mot à la classe avant le début de l'entretien. La documentaliste, qui est aussi auteure de jeunesse et qui a participé à la préparation de la rencontre avec Karine Piat, ainsi que Christophe Gillet, qui est aussi membre de l'association Afrik'au Coeur, nous ont rejoints plus tard.

 

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(Travail préparatoire de la 3eB de Courson-les-Carrières)

 

J'ai senti tout de suite que les élèves s'étaient familiarisés avec quelques-uns de mes textes, notamment les nouvelles du recueil Détonations et Folie. Les questions fusaient. Moment d'échange. Regards croisés sur nos parcours, nos rêves, nos passions. Nombreux savaient déjà ce qu'ils avaient envie de faire plus tard : pâtissier, coiffeur, psychologue, avoir une famille, réussir dans la vie... L'un d'eux se passionne pour le journalisme et se propose de rédiger un article sur la rencontre qui sera publié sur le site du collège. Et Esteban, qui se destine à être danseur professionnel, a eu la générosité d'esquisser des pas de danse. Il a eu, de sa prof, l'autorisation exceptionnelle d'utiliser son téléphone pour se faire accompagner en musique. Une classe vivante, sympathique. Au-delà des livres, nous avons aussi parlé cinéma.  

 

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(Encadrée par Karine Piat et Cristophe Gillet. Trois professeurs de français fiers de l'être.)

 

La langue française permet bien des découvertes, elle nous fait voyager, elle occasionne des rencontres riches du point de vue humain et intellectuel.   

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26 novembre 2017

9e Salon du Livre et des Arts de L'Haÿ-les-Roses

 

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La neuvième édition du Salon du Livre et des Arts de L'Haÿ-les-Roses s'est tenue les 18 et 19 novembre 2017 au Moulin de la Bièvre. Elle avait pour thème "Désirs de Bretagne", avec Irène Frain comme Présidente, que j'avais rencontrée une première fois au Festival du livre de Mouans Sartoux. Très simple et sympathique. Ses paroles font tout de suite résonnance. Son livre La fille à histoires remue les secrets de famille. 

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 (Irène Frain et Liss)

Après un samedi plutôt calme, laissant largement aux participants l'occasion de faire connaissance les uns avec les autres, la journée du dimanche a été vivante et riche en rencontres et en animations. Découvrir d'autres artistes, avoir l'impression que l'on a eu, le temps d'un week-end, bien plus que deux yeux pour observer le monde, car les autres nous ont prêté leurs yeux ! 

 

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(Liss et Marie-France Lavalade)

 

Avoir la chance de recueillir déjà les impressions de lecture d'une lectrice qui, aussitôt après avoir acheté votre livre, commence à le lire... ça c'est exceptionnel ! Et c'est ce que j'ai vécu avec Marie-France Lavalade, qui est essayiste. Elle a publié un livre sur George Sand, s'intéressant notamment à sa relation avec le graveur Alexandre Manceau. Le livre, intitulé George et Alexandre, sous-titré Portrait de George Sand, permet de découvrir autrement une écrivaine que l'on croit connaître. Merci à elle pour ces instants partagés.

 

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C'est aussi une chance de pouvoir rencontrer des collègues enseignants. Le livre jeunesse Mwanana la petite-fille qui parlait aux animaux retient visiblement l'attention de ceux qui travaillent avec les jeunes, mais pas seulement ; il retient l'intérêt de ceux qui ont des enfants et petits-enfants, auxquels ils veulent faire plaisir en leur offrant ce livre. Cela m'encourage à poursuivre cette aventure de l'écriture pour les plus jeunes !  

 

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Ce salon a été pour moi l'occasion de rencontrer pour la première fois Guy-Alexandre Sounda, alors que l'on se connaît et se "fréquente", via Internet, depuis plusieurs années. Ses Confessions d'une sardine sans tête n'ont pas fini de séduire, et pour preuve, elles ont motivé la venue au salon de Rose-Marie Courant, qui elle-même est artiste, une artiste qui se soucie particulièrement de l'image que l'on donne de l'Afrique. Elle sait combien les grands médias participent parfois à biaiser la perception que l'on peut avoir du continent. Elle, elle préfère lire ce que les auteurs d'Afrique disent de l'Afrique. Elle est venue au salon dans cette intention. Direction la table où Liss Kihindou et Guy-Alexandre étaient assis côte à côté, et la voilà qui fait main basse sur leurs livres !

 

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Rose-Marie Courant, vous avez été un rayon lumineux pour nous, à ce salon.

 

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(Laurent Desvoux d'Yrek avec son Chapoème du verbe Poaimer)

J'ai fait une belle découverte, celle de l'association "Le Verbe Poaimer", animée par Laurent Desvoux D'Yrek. On perçoit tout de suite le jeu de mots avec "le rendez-vous". Laurent n'aime pas seulement les mots ; les mots sont surtout pour lui le meilleur prétexte pour tisser des liens avec les hommes, quelle que soit leur origine. J'ai été séduite par la créativité et l'action de cette association, qui organise entre autres des concours de poésie. Les prix ont d'ailleurs été décernés au salon. Le Verbe poaimer a aussi proposé une animation qui a eu beaucoup de succès auprès des auteurs en dédicace : "Photo-tableau : mon vers, ma phrase" ! Une belle animation, avec la collaboration de la photographe Maya Angelsen. 

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 (Crédit photo : Maya Angelsen)

 

J'ai fait la connaissance d'une autre artiste-photograpge : Karin Lansen, dont la sensibilité et la générosité transparaissent sur son visage, dans ses paroles, dans ses actes. Merci à elle pour tout ce qu'elle fait, pour son soutien à Anne D'Hervé.

Eh oui ! toutes ces rencontres, nous les devons à la Présidente de la Roseraie des cultures, notre chère Anne, qui fait tant pour les arts, qui crée le lien entre les continents, entre les populations, entre les artistes... Merci Anne !

 

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(Liss et Karin Lansen)

Enfin, quelle chance d'avoir eu le temps d'échanger avec Daniel Maximin. J'ai pu recueillir des témoignages précieux. "Sony, c'était mon frère d'Afrique, on a même écrit des oeuvres croisées". Une relecture de "Soufrières", de Daniel Maximin, et des "Yeux du Volcan" de Sony Labou Tansi s'impose ! Mais rien qu'en lisant L'île et une nuit, dont j'ai fait une critique sur le blog Liss dans la vallée des livres, le lecteur attentif prend la mesure de la complicité qui liait les deux auteurs. Voici ce que l'on peut lire à la page 162 de l'édition du Seuil, collection Points :

"Les yeux du volcan n'auront pas su te prolonger d'une vie et demie..."

 

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(Daniel Maximin et Liss)

Mais nous avons aussi et surtout parlé de Césaire. Qui mieux que Daniel Maximin peut vous parler de l'auteur du Cahier d'un retour au pays natal ? Le pays natal, les origines, l'identité... sont des thèmes essentiels chez Césaire, mais tout ne se trouve pas dans ses livres, il est aussi précieux de recueillir les témoignages de ceux qui l'ont fréquenté, ceux qui étaient ses intimes, comme Daniel qui lui a consacré un livre, Aimé Césaire, frère volcan

 

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(Anne d'Hervé, Liss et Abdourahman Waberi)

J'ai aussi eu l'opportunité de discuter avec Abdourahman Waberi, avec qui nous avons plusieurs points communs, notamment celui d'avoir la même université d'attache : Nanterre. Je le remercie pour ses conseils, qui sont à l'image de sa dédicace : "Ce monde est à nous tous". Bon, faut investir ce monde, aller au bout des choses, ne pas se laisser perturber... "Faut pas être timide, Liss !"

 

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  (Daniel Maximin, Anne d'Hervé, Karin Lansen, Liss Kihindou et Abdourahman Waberi)

Posté par Kihindou à 12:50 - Commentaires [0] - Permalien [#]