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L'Association des Congolais du Grand Lyon (ACGL) a organisé des journées culturelles autour des arts du Congo les 4 et 5 juin 2016. Le 5 juin est une date qui reste dans la mémoire collective congolaise. C'est officiellement à cette date que se déclencha la guerre civile de 1997. Depuis, les auteurs du Congo n'ont eu de cesse de prendre leur plume pour témoigner sur ces événements douloureux.

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Les trois auteurs qui étaient invités à parler de leurs oeuvres se sont tous exprimés sur le sujet : Marius Nguié avec Un Yankee à Gamboma, Isaac Djoumali Sengha avec l'Ingratitude du Caïman et moi-même avec Détonations et Folie. Mais c'est davantage de Négritude et Fleuvitude, mon dernier livre, que j'ai parlé, cette journée n'étant pas organisée dans le but de commémorer le 5 juin, c'est le hasard du calendrier qui a fait coïncider cette rencontre avec le 5 juin. Au contraire, c'était une journée de célébration de l'art congolais en général.

 

 

Liss et Gangoueus à Lyon

 

(Liss et Gangoueus)

Parler de la littérature africaine en termes de mouvement, de courant littératire, telle est l'invitation lancée dans Négritude et Fleuvitude. La rencontre a été animée par l'ami blogueur Léréus Gangouéus, avec des temps de lecture d'extraits des auteurs présents, ce qui a permis au public de se faire une petite idée du style de chacun des auteurs.

 

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 (Avec la journaliste Nathy Ferrari, de la chaîne "Koyeba Kuzaba", qui valorise les langues du Congo)

 

Littérature congolaise, musique congolaise, défendue par le musicologue Clément ssinondé, cuisine congolaise, comptines congolaise, jeux congolais... Le choix proposé au public était large. 

 

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J'ai particulièrement apprécié la lecture par les enfants de poèmes qui ont une place de choix dans la mémoire collective, car ils figuraient dans les manuels de l'école primaire, il y a quelques dizaines d'années, et des générations d'élèves les ont appris par coeur. Ecouter les enfants déclamer ces textes congolais, ce n'était pas seulement effectuer un voyage au Congo par la magie de la poésie, c'était aussi remonter le cours du temps et retrouver des parfums, des couleurs de son enfance.