Beaucoup s'interrogent sur ce que c'est que cette "Fleuvitude" qui fait de plus en plus parler d'elle. Rien de mieux que de se réunir autour de la table, afin d'en parler, d'échanger sur ce concept, sur sa revendication de filiation avec le mouvement de la Négritude. Quels liens existent-ils entre ces deux mouvements ? C'était le coeur du débat, ce samedi 11 juin à l'Espace L'Harmattan, à Paris, 21 rue des écoles. La récente publication de "Négritude et Fleuvitude" est tombée à pic, un regard sur la présence du fleuve dans la littérature congolaise. Mais le fleuve n'est-il pas, par-delà les frontières, dans quelque pays que ce soit, une puissante source d'inspiration ?

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Les amis venus célébrer le fleuve avec nous étaient là pour en témoigner : originaires de régions du monde différentes, ils étaient, pour certains, l'incarnation-même de la Fleuvitude, notamment le poète Lopito Feijo, venu tout droit d'Angola pour participer au marché de la Poésie ; c'est aussi le cas de la poétesse roumaine Marilena Lica-Massala, qui a fait paraître une anthologie intitulée "Du Congo au Danube". Ce titre dit tout.

J'ai été particulièrement ému par le dialogue franco-portugais qui s'est improvisé, grâce à la magie de la poésie, qui, quelle que soit la langue que vous pratiquez, vous fait éprouver le sentiment d'habiter la même patrie, c'est cela, le pouvoir de la poésie. Celle lue par le poète Lopito et son épouse en portugais, et dont j'ai eu l'honneur de lire la version française disait le fleuve, les racines, la terre natale. Je me suis sentie emportée dans le courant du fleuve. 

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D'autres amis, venus de Martinique, du Tchad, du Bénin ou de régions de France... n'en affirmaient pas moins l'universalité de la Fleuvitude  par l"intérêt qu'ils ont manifesté en bravant les grèves, le mauvais temps et autres aléas, afin d'être avec nous dans la communion du fleuve, car, comme le dit si bien Aimé Eyengué dans son recueil Par les Temps qui courent, "la voix du fleuve", c'est "la voie du BIEN" !

 

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(De gauche à droite : Marilena Lica-Massala, l'honorable Sylvain Gambolo, l'ami Jean-Paul, le passeur culturel Eric-David, Liss et Aimé Eyengué).

 

Cette rencontre a été l'occasion de se faire dédicacer aussi bien Par les Temps qui courent que Négritude et Fleuvitude