Du 3 au 4 septembre 2016 s'est tenue la 8e édition du Salon du livre et des arts de L'Haÿ-les-Roses, sous la présidence d'Alain Mabanckou. Ce salon est organisé par l'association "la Roseraie des cultures et des arts", présidée par Anne d'Hervé, une femme dont l'engagement pour le rayonnement des arts est aussi profond que celui qui consiste chez elle à renforcer le vivre-ensemble, par toutes sortes d'actions.

 

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(A la rencontre des lecteurs)

En effet, derrière la culture, c'est l'humanité que Anne d'Hervé souhaite faire avancer. Oeuvrer pour la promotion des livres, c'est, en coulisses, réunir les conditions pour que les auteus fassent connaissance les uns avec les autres aussi bien qu'avec le public. C'est au contact des autres que l'on se définit, que l'on voit mieux en soi, et c'est ce qui s'est produit ces 3 et 4 septembre !

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(avec Anne d'Hervé et quelques bénévoles du salon)

 

S'il n'est pas possible d'assiter à toutes les tables-rondes et à tous les entretiens organisés pendant ces deux jours, étant donné que l'on doit soi-même être à la disposition du public, néanmoins on a le privilège d'écouter quelques-uns parmi les auteurs invités. Et ces paroles d'auteur font leur chemin dans notre esprit, où elles trouvent une résonnance particulière, à moins qu'elles fassent germer une réflexion qui s'y trouvait déjà à l'état embryonnaire.

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(avec Thérèse Ngalula)

 

Voici quelques paroles d'auteurs. Les mots pour les exprimer ne sont pas toujours exactement ceux-là, je reformule de mémoire. 

 

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(Jean-Yves Bertogal, Suzanne Dracius et Liss Kihindou)

 

"Plus je grandis - j'aime bien le mot grandir et j'espère que je vais grandir jusqu'à ma mort - plus je grandis, disais-je, et moins je comprends la séparation entre les êtres humains, plus je souffre de voir les êtres humains se définir à travers une religion, une couleur de peau, même un sexe. Je n'accepte pas la séparation d'avec mes frères humains. Je continuerai, tout au long de mon travail littéraire, à rassembler ; plus que jamais je me définis comme un être humain sur cette terre que je partage avec d'autres êtres humains". 

Marie Dô, écrivaine, danseuse, chorégraphe.

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(Table-ronde "Destinées littéraires)

 

"Je suis autodidacte, je n'ai pas fait d'études universitaires, mes mots ne sont pas recherchés, mais je pense que le mot qui vient du coeur retient l'intérêt du lecteur."

Marie Lissouck, écrivaine.

 

"On est influencé par les personnes et les lieux que nous visitons."

Alain Mabanckou.

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(Entretien d'Alain Mabanckou avec Yahia Belaskri)

 

"Qu'arriverait-il si Marine Le Pen était élue présidente de la République ?" "Ce n'est pas une BD sur Marine Le Pen qu'on a fait, c'est une BD sur ce qui est en train d'arriver dans notre société."

François Durpaire.  

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(Liss et le journaliste François Durpaire)

 

"Il y a beaucoup de gens auourd'hui qui s'approprient Sony Labou Tansi, qui se réclament de son héritage (ce pourrait être un autre auteur, Sony n'est qu'un exemple), alors qu'on pourrait se demander ce qu'ils ont fait de son vivant, on se demande même s'ils l'ont fréquenté. Mais que voulez-vous ? La littérature est aussi faite d'imposteurs".

Lukaya, artiste comédien et écrivain.

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(auteurs de la Fleuvitude : Liss, Alfoncine Bouya, Aimé Eyengué)

 

Le 4 septembre, j'ai eu l'honneur de figurer dans une table-ronde intitulée "Destinées littéraires", animée par Aimé Eyengué, avec trois autres auteurs :

- Déborah Lévy-Bertherat

- Marie Dô

- et Marie Lissouck

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(De gauche à droite : Jean-Aimé Dibakana, Aimé Eyngué, Alfoncine Nyélenga Bouya, Lukaya,

Anne d'Hervé, Marie Lissouck, Liss Kihindou, Hermann Kihindou)

 

Des rencontres fructueuses.