Le 24 septembre 2016 a été organisée, à la Médiahèque de Chelles, en Seine et Marne, une rencontre littéraire intitulée "VOYAGER EN POESIE DU CONGO AU DANUBE", avec trois intervenants :

   

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- Aimé Eyengué, auteur de plusieurs oeuvres dont Par les temps qui courent, et chef de file du mouvement de la Fleuvitude

- Marilena Lica-Masala, poétesse, traductrice, coordinatrice de plusieurs anthologies bilingues, présidente de l'association "Les Arts Métis de France", en abrégé LAM de France

- et moi-même, Liss Kihindou.

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Le voyage fut agréable le long des fleuves de France, de Roumanie, du Congo, du Sénégal... Célébration poétique qui n'a pas laissé indifférent le public. La poésie a beau être le parent pauvre de la littérature, elle ne laisse pas d'avoir de fervents admirateurs !

 

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Voici le compte-rendu de Marilena Lica-Masala, publié sur son blog "Mariléna blog littéraire" et que l'on peut retrouver en cliquant ici

 

"Voyager en poésie du Congo au Danube" par Marilena Lica-Masala

Conçu, organisé et animé par Aimé Eyengué en partenariat avec la Médiathèque/ Bibliothèque de la ville de Chelles (située dans la vallée de la Marne, Île-de-France), et en complicité avec Liss Kihindou et Les Arts Mètis de France (LAM de FRANCE – association Loi 1901), cette première rentrée littéraire du mouvement littéraire de la Fleuvitude, aux accents d’une invitation – « Voyager en Poésie … » -, fut une réussite…  Un dialogue fluide, dynamique, interactif, entretenu par Aimé Eyengué lors de plus de deux heures, avec un public plus que sensible à notre thématique, un public documenté et assoiffé de se redécouvrir, de savoir d’avantage…

Un voyage du Congo au Danube, en navigant au fil de la Seine, Marne, du Rhin, à travers les œuvres des classiques ou des contemporains.

Mais, qu’est-ce que c’est la Fleuvitude pour les trois intervenants lors de cette rencontre littéraire ?

 

 

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Pour Aimé Eyengué, le fondateur de ce mouvement littéraire, qui nous a amplement expliqué sa thèse dans une interview (1), et qui se montre un excellent conférencier, aussi !, la Fleuvitude est au-delà des monographies-souvenirs-témoignages dédiées aux fleuves (comme par ex., ajoutons-nous : Claudio Magris, Danubio, 1986, un voyage au long de l’histoire des nations de la Mitteleuropa, la partie médiane du continent européen traversée par le Danube) ou tout autre texte littéraire. La Fleuvitude réunie, comme tout autre courant littéraire, les écrivains qui ont un message semblable à l’action du fleuve, ainsi que ceux qui utilisent le mot « fleuve » dans leurs textes. La Fleuvitude représente la civilisation de l’Universel, tout court.

Liss Kihindou, une plume très talentueuse en tant que poète et critique littéraire, greffée sur une personnalité très discrète, choisit citer ses auteurs préférés, comme Hamidou Sall : « L’aboutissement du fleuve est la mer. Son devenir est l’embouchure dont il ne connaît pas la direction quand il surgit de sa source. Il est, comme l’homme, ignorant de sa destinée tout en y allant inexorablement. Tant que le fleuve va à la mer, c’est qu’il reste fidèle à sa source. J’ai besoin de ma source car c’est elle qui me mène vers mon être-au-monde, c’est-à-dire vers l’origine de mon être propre, comme disait Heidegger. Très tôt, par le biais de l’école française qui s’était emparée de moi, j’ai côtoyé mon fleuve inconnu et, avec lui, tous les autres fleuves que m’offraient mes premières leçons de géographie. La Seine, la Loire, le Rhône et la Garonne devenaient ainsi le prolongement de mon mayo sur lequel voguait le Bou El Mogdad tant évoqué par les miens. […] » (Hamidou Sall, in : Rhapsodies fluviales, p. 29).

 

 

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En ce qui me concerne, favorisant à mon tour mon travail et non pas ma personne, pareil à Liss et Aimé, la fondation de la collection ARC (Afrique-Roumanie-Caraïbes), annonce déjà, avec la parution des premières anthologies bilingues, français-roumain, « Du Congo au Danube », cette vision fluviale de la poésie ainsi que le programme de cette vision : la mise en dialogue des poètes d’expression néo latine de deux continents, représentant un seul périmètre, celui-là arrosé de sa rive congolaise jusqu’à sa rive danubienne par le même « fleuve » littéraire : la poésie de l’union, de l’harmonie, de la synergie, du respect, du progrès, de la paix…   

Sommes-nous, Liss, Aimé et moi, des rêveurs ? Bien que non ! Créateurs, avant tout, nous avons notre propre vision sur les sources du mal et du bien-être sur notre Terre…

Cette Terre apolitique et culturelle, cette Terre des Fleuves, cette Terre de la Poésie, appartient à nous tous et nous concerne !

Paris, dimanche le 25 septembre 2016

Note :

(1). Marilena Lica-Masala, De la Fleuvitude, interview avec l’écrivain Aimé Eyengué, Paris, juillet 2016, mise en ligne du 7 au 9 juillet ;

 

 

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