Les 8 et 9 octobre 2016, j'ai eu le plaisir de participer à la 29e édition du Festival du Livre de Mouans Sartoux, dans les Alpes-Maritimes, avec pour thème : "VIVRE".

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Le plaisir, c'est celui de retrouver des amis, de faire de nouvelles rencontres, d'échanger avec les futurs lecteurs, de se lover tout simplement dans cette parenthèse littéraire qui vous place au chaud, au coeur des livres, le temps d'un week-end.

 

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Cette fois, il n'y a pas eu d'inondations, contrairement à l'année dernière marquée par des pluies diluviennes mortelles. Non, les seuls à inonder la place, c'étaient les artistes et les festivaliers. 

 

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Au stand "Souffle d'Afrique", le coeur de l'Afrique a battu et a diffusé ses ondes positives à tous ceux qui s'en approchaient. Avec Momar Gaye, conteur, poète, dessinateur, fils du Sénégal, on ne pouvait s'attendre à autre chose.

 

 

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Je suis toujours agréablement surprise de voir Momar recueillir tant de témoignages d'amitié et de reconnaissance ; mais, dira-t-on, on ne récolte que ce qu'on a semé, les habitants de la région lui rende bien tout ce qu'il a apporté comme souffle, justement, comme rêve : le rêve et le souffle d'Afrique ! Je suis encore plus émerveillée par sa capacité à nommer tous les enfants qui s'approchent de son stand. D'autres ne sont plus des enfants d'ailleurs, il les a vus grandir et devenir des femmes et des hommes, qui ont gardé leur sensibilté d'enfant. 

En parlant de reconnaissance, il faut signaler la parution cette année du livre de Momar, "Mémoire", financé par le Festival du Livre de Mouns Sartoux, ce n'est pas rien ! C'est une action très généreuse de la part du commissaire du festival, Mme Marie-Louise Gourdon, et de toute la commune avec elle. Les exemplaires se sont vendus comme des petits pains. 

 

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Dimanche après-midi, la tente placée au Château de Mouans Sartoux était pleine à craquer : Momar y avait donné rendez-vous à tous ses amis, auxquels il voulait parler du rôle de la musique en Afrique. Les percussions n'ont pas seulement un caractère festif, elles sont aussi thérapeutiques ; sans compter qu'elles étaient un moyen de communication efficace, comme en témoignent les mémoires de l'explorateur Stanley, qui ne cache pas son ébahissement dans "A travers le continent mystérieux : l'Afrique". Chaque fois qu'il arrivait dans un village, il ne comprenait pas comment ceux-ci avaient été avertis de sa visite, alors qu'il était celui qui se déplaçait le plus vite avec son bateau, les locaux n'ayant que des pirogues. Personne n'avait pu arriver avant lui. On lui apprit que sa venue avait été annoncée par le tam-tam !  

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J'ai eu l'honneur d'introduire ce moment. riche de contributions diverses : lecture de contes, de poèmes, et surtout musique jouée par des artistes qui ne s'étaient pas rencontrés auparavant, mais qui ont offert au public une mélodie entraînante ! La musique est véritablement un langage universel. D'où qu'on vienne, quand notre coeur bat au rythme de la musique, on se comprend tout de suite !

Voici comment l'ami Gus présente ce moment : 

"La musicothérapie était au centre de cette journée de clôture du Salon du Livre. Avant de prendre son avion à 20 h, l'écrivaine Liss Kihindou a lu des pensées de Momar Gaye sur la musicothérapie (l'art de guérir par le son). Liss a également disserté sur la percussion en Afrique, forme de communication sans fil avant la lettre. L'Occident (dit l'écrivaine congolaise) n'a découvert le téléphone portable que récemment. Or les Africains, grâce au tam-tam, s'envoient des messages depuis la nuit des temps. Liss Kihindou a également déclamé des poèmes, sur fond de guitare et de kora joués respectivement par Ego (Congo) et par Cheick (Guinée)."

 

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Ce que j'ai trouvé formidable, c'est de voir trois musiciens d'origines diverses s'accorder ainsi, pour le plaisir des spectateurs, et le tam-tam, puisqu'on en a beacoup parlé, n'était pas joué par un Africain, mais par un Occidental ! 

 

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Le festival, c'est aussi des rencontres qui sont comme des cadeaux de la vie. Mon livre "Mwanana" n'a pas seulement retenu l'intérêt des jeunes lecteurs, mais il est aussi de ces lecteurs qui prennent votre livre pour vous encourager à poursuivre votre cheminement d'écriture, pour vous exprimer leur soutien. Quelle émotion, quand vous vous apercevez que l'on vous a donné bien plus que ce qu'on aurait dû !