Du seize au dix-huit mars de l’an deux mil dix-sept, lors d’un colloque international sur les villes-fleuves, le plus long fleuve de France et de Navarre nous a ouvert son cœur, à Orléans l’historique, où nous avons été, sans pester ni tempêter, sans Kalachnikov ni BRDM, juste avec le fleuve dans les mains, pour offrir la Fleuvitude à la toute première ville de France de l’Histoire à avoir eu une université ; qui plus est, le plus grand foyer de l’histoire de la Renaissance en France, la ville de Charles Péguy, l’Histoire de Jeanne d’Arc.

 

Photo Aimé Eyengué au colloque

(Patrick Voisin, professeur des Classes préparatoires aux Grandes écoles au lycée Louis Barthou de Pau,et Aimé Eyengué, écrivain-poète et universitaire)

 

Oui. Avec la Fleuvitude, tout est dans le symbole, tout est dans le retour aux sources… aux sources de l’humanité, aux sources de l’honnêteté intellectuelle, aux sources de l’Histoire ; et tout est y naturel, parce que tout coule de source, sans forcer ; tout coule de source, en faisant fi des barrages ou des barrières raciales, culturelles ou intellectuelles : car, si les idéologies nous séparent, les fleuves, toujours, nous rapprochent… d’autant plus que les temps sont sur les ponts et non derrière les murs, les temps sont au dialogue et non à la barbarie ; les temps sont à l’universel et non aux identités meurtrières ; tout en sachant que l’Universel n’est rien d’autre que le local sans les murs… Et rien ne sert de courir, rien ne sert de soustraire des vies sur terre : sur le Fleuve, faisons la somme et non la soustraction, comme la Fleuvitude nous l’apprend.  

 

Liss table africaine au colloque

(Liss Kihindou ; Bessem Aloui, de l'Université de Manouba en Tunisie ; Roger Dindji Médé, de l'Université de Korhogo en Côte d'Ivoire, Habib Ben Salha, directeur du Laboratoire Etudes Francophones, Comparées et Médiation Culturelle, de l'Universitéde Manouba en Tunisie ; et Patrick Voisin, rattaché au même laboratoire)

 

Tout est tellement dans le symbole avec la Fleuvitude (et si bien !) que, à cette lune de miel comme le fleuve, on pouvait voir, un Poitevin parler de Kourouma, un Congolais parler de la Loire, ou encore une Française parler de Saint-Laurent… Avec une Liss Kihindou très puissante dans son statut d’Universitaire ; là où, le Maghrébin Bessem, devant le Fleuve témoin, a magistralement fait l’exégèse de la Fleuvitude du Kongolais Sony Labou Tansi.

Pas étonnant que les Maghrébins présents à ces agapes du savoir et des confluences se soient portés volontaires d’accueillir hospitalièrement sur leurs terres-ressources les prochaines agapes de la Fleuvitude : qui a oublié, retour aux sources, que le nom Afrique vient des Maghrébins ? Fleuvitude de Paix !

A qui le tour ?

              A nous la Fleuvitude…

                                A Orléans l’Histoire.

                                                      Fait à Orléans, le 18 mars 2017.

Aimé Eyengué