Le Festival du Livre de Mouans-Sartoux, qui s'est tenu du 6 au 8 octobre 2017, a fêté cette année sa trentième année d'existence. Depuis sa première édition, il n'a cessé de croître, de rayonner, de devenir ce carrefour où se mêle le plaisir de la lecture à celui de la rencontre, où le coeur et l'esprit se fortifient mutuellement, où la réflexion philosophique accompagne l'émerveillement face à la beauté des arts qui se déploient dans tous leurs états. Marie-Louise Gourdon, la commissaire du Festival, l'a si bien dit dans son discours à l'inauguration du Festival : "Nous voulons que ce Festival soit un bouillonnement de culture".

20171007_192737

 

Pari réussi ! A Mouans-Sartoux, le livre est une occasion de faire danser tous les arts, on y rencontre toutes sortes d'artistes. Ce Festival est surtout une fête de l'amitié, de la fraternité, de la convivialité ; on y est comme en famille, en toute simplicité, et c'est peut-être là le secret de ce Festival : il est si vivant et vivifiant, parce qu'en son coeur bat l'humanité dans sa diversité. Et Marie-Louise Gourdon, qui est à l'origine de ce Festival et lui insuffle toutes ses énergies positives, représente ce coeur ouvert à toutes et à tous. C'est l'occasion de lui rendre hommage encore une fois, et de saluer l'action de toute l'équipe, de tous les bénévoles soudés autour d'elle pour que tout se passe pour le mieux. C'est aussi le cas des forces de l'ordre qui veillent à ce que la fête soit vécue en toute quiétude des esprits, en cette période de vigilance attentats.

20171008_103319

 Momar, c'est le baobab qui a poussé à Mouans-Sartoux.

 

Retrouver des amis, s'en faire d'autres, écouter des éminences, échanger avec les lecteurs, avec d'autres auteurs... Le Festival, c'est tout cela. Voici quelques photos et témoignages de participants.

 

20171007_183055

"Depuis trente ans, ce sont des milliers d'enfants qui sont venus au Festival, des enfants auxquels nous avons transmis le virus de la lecture, et nous espérons que jamais un vaccin ne sera trouvé contre virus", dixit Marie-Louise Gourdon.

Au Festival, des mamans, des papas, des grands-parents participent à la transmission de ce virus à leurs enfants et petits-enfants. Une belle maladie !

20171008_133342

Il y a deux ans j'avais été frappée par cette jeune dame qui, en tant que métisse, avait eu la curiosité de découvrir mon essai L'expression du Métissage dans la littérature africaine. Cette année, j'ai eu le plaisir de faire connaissance avec sa maman et aussi son fils. Voilà comment des lecteurs deviennent des amis. Cette dame, c'est Amal, dont la maman est originaire de Côte d'Ivoire.

 

20171008_112558

La sympathie, la simplicité, la joie de cette dame bénévole du Festival sont très communicatives. Je n'ai pas résité à l'envie de prendre une photo avec elle, après qu'elle eut fait l'acquisition du livre Mwanana, qu'elle offrira sans doute à ses enfants ou à ses proches. Je n'ai appris que par la suite, grâce à l'ami Momar, qu'elle était l'épouse du Maire de la commune ! On dirait qu'elle porte sur son visage la beauté de son coeur. 

 

20171007_161559

Avec Anne-Marie Giorgi, Basile et Fiorella.

 

20171008_163216

Avec Lina, Gus, et Yasmina.

L'amitié, il n'y a rien de plus précieux.

 

20171007_132636

Au déjeuner des auteurs, l'écrivain Patrick Chamoiseau, Prix Goncourt 1992, que je rencontrai pour la première fois, a eu la bienveillance de m'inviter à sa table, à laquelle s'est aussi joint l'éminent Edgar Morin.

Patrick Chamoiseau et Edgar Morin étaient les deux co-présidents de cette édition.

 

20171008_120451

Avec l'auteur pour la jeunesse d'origine allemande Julian Press.

 

 20171007_203618

Avec le président de l'association pour l'environnement Force 5.

 

Quelques témoignages

"Les écrivains peuvent être médiocres dans leur personne mais géniaux dans leur inspiration",

dixit Edgar Morin.

 

"J'ai quitté mes parents ainsi que le lycée, en classe de première, au 2e trimestre... pour toujours ! Je n'ai donc pas passé le Bac, mais je me suis rattrapé en allant dans les librairies et les bibliothèques. Je dois beaucoup aux livres et à quelques auteurs que j'ai rencontrés, comme Jacques Prévert. Je remercie tous ceux qui font que le livre se développe",

dixit Guy Bedos. 

 

"Vandana Shiva, c'est l'action permamnente pour l'évolution du monde dans le bon sens",

dixit Marie-Louise Gourdon, rendant hommage à la présidente d'honneur de cette édition.

 

"Ce Festival m'a nourri, m'a fait grandir, je serai toujours à vos côtés",  

dixit Mme la Ministre de la culture, Françoise Nyssen. 

 

Marie-Louise Gourdon a pris le soin de préciser que la présence de la Ministre de la culture au Festival ne devait pas être considérée comme de l'opportuniste, étant donné que la maison d'édition Actes Sud avait été choisie, depuis janvier 2017, pour être à l'honneur à cette trentième édition du Festival. La nomination de l'éditrice au ministère de la culture est intervenue bien plus tard. Mais les attaches culturelles demeurent.