Le week-end du 14 au 15 avril 2018, j'ai participé au seizième Festival de Poésie Partagée organisé par l'association Echos et Reflets, de Frédéric Ganga, poète franco-congolais qui depuis des années incarne la poésie à La Ciotat, dans le Sud de la France. Avec un groupe d'amis poètes, pendant une semaine, ils invitent les habitants de la ville à se nourrir de poésie, des mots qui chantent et dansent dans toutes les formes imaginables. 

Photo par Philippe Mura

(crédit photo : Philippe Mura)

 

C'est avec beaucoup de plaisir que j'ai rejoint ce groupe d'amis, d'abord parce que nous partageons un même objectif : donner à la poésie toute sa place, à l'heure où les genres narratifs inondent le terrain et font de l'ombre aux autres genres ;  ensuite parce que j'ai été séduite par ce concept qui consiste à rendre la poésie populaire, à en faire quelque chose qui n'est pas réservé à l'élite mais qui peut faire le bonheur de tous ceux qui aiment les mots, les jeux de mots, les étincelles qui s'allument dans notre esprit et dans notre coeur en écoutant ou en lisant un texte et qui nous font vivre l'éternité en un instant. 

 

Déclamer des vers dans la rue, lire des poèmes à des passants, devant des cafés-restaurants, offrir un spectacle de poésie en plein marché de La Ciotat, le dimanche matin, associer, aux textes poétiques, la poésie des gestes avec le tai-chi, quitter le confort des textes d'auteurs de tous les siècles pour se risquer dans l'improvisation poétique à plusieurs... voilà des expériences que j'ai vécues en toute amitié avec, entre autres, Régis, Christine Tamer, Mü, Damien, Fabien, Elisabeth, Lord Mike Jam, Colette, Marc, Raphaëlle, Annie, Jorn... et bien sûr Isabelle et Frédéric Ganga. J'ai profité de l'occasion pour faire entendre à La Ciotat la voix des poètes d'Afrique : poètes des deux Congo, de Côte d'Ivoire, du Burkina Faso, du Cameroun... 

 

Le samedi soir a été un moment particulièrement émouvant, avec la séance de poésies dites en plusieurs langues.Les poètes et autres amoureux des mots présents dans la salle étant de différentes origines, cela a été un prétexte de plus pour fêter en langue étrangère nos différentes origines : Anglais, Allemand, Italien, espagnol, hébreu, créole... Il ne manquait véritablement que des textes en langues d'Afrique... A méditer !