Je remercie Aimé Eyengué pour cet article publié le dimanche 27 mai 2018 sur sa page facebook, dans le cadre de la célébration des 65 ans de la littérature congolaise. Nous avons ce point fort en commun qui est d'inviter à nous lire les uns les autres, de faire connaître la littérature congolaise. Mais sa générosité va bien au-delà...   

 

65 ans de la Littérature congolaise : Nous y sommes ! Thème de la Semaine : Puissance Liss, Puissante en verbes !

Sous les feux de la rampe de ma passion littéraire, après la doyenne des Lettres congolaises, Marie-Léontine Tsibinda, le tour revient à la puissance de l’écrivaine et critique littéraire Liss Kihindou, d’être, ici, mise, à l’honneur toute cette semaine, dans la dynamique de la célébration des 65 ans de la Littérature congolaise. A n’en point douter, l’écrivaine Liss Kihindou plane sur les lettres congolaises, pour les yeux qui savent bien suivre longuement les méandres du Congo sans se fatiguer.

 

Photo 65 ans LITT CONGOLAISE

 

On a l’habitude de dire que l’on n’est mieux servi que par soi-même ; laissez-moi vous dire, ici, chers amis de la culture, qu’on est mieux servi que par Liss ; donc Liss n’est mieux servie que par nous, Liss ne sera mieux servie que par nous, avec un tant soit peu de reconnaissance !

Car, je ne pense pas qu’il y ait femme congolaise qui ait lu plus de livres écrits par des Congolais que Liss Kihindou au cours de toute sa vie : sans compter les livres qu’elle a lu durant sa scolarité secondaire et universitaire! Je tiens pour preuve, tout au moins, le produit de ses mains, disponible sur ces deux richissimes blogs littéraires (Liss dans la Vallée des Livres et Valets des Livres), qu’elle a tenus des années durant, plus de dix ans déjà, disons ! et qu’elle tient encore, en dépit de sa charge familiale pas des moindres et de toutes ses obligations professionnelles en sus, tout en étant écrivaine elle-même aussi, et, donc, devant écrire des livres aussi, comme tous ceux et celles dont elle a lu et présenté les livres pour ces deux blogs littéraires ! Je suis en droit de me poser la question, ici, de savoir s’il y a, ne fût-ce qu’un quart de ceux et celles pour qui elle a lu et présenté les livres qui ont déjà eu, eux aussi, à leur tour, la générosité de lire ses livres en retour… Etre critique littéraire et écrivaine : voilà un choix plus que puissant, qui plus est de grande générosité ! En cas de manque de générosité s'abstenir ! 

On voit des nouveaux arrivants sur le champ de cette littérature, qui voudraient bien qu’on les lise, ou même que Liss les lise, quoi de plus naturel, mais de plus égocentrique aussi ! Attitude d’ailleurs que l’on attribue aux écrivains, à tort et à raison, c’est selon ! Seulement, combien d’eux ont déjà lu au moins un livre ! de ceux qu’ils voudraient voir les lire et/ou écrire sur eux ? Rien que pour avoir publié avant eux ? D’autant plus, les livres de Liss ! Leur doyenne à eux et à moi-même : Je ne crois pas au hasard ; je rappelle, ici, aux auteurs congolais à avoir le triomphe modeste, dans le cadre d’une célébration de ce patrimoine littéraire commun, car la plupart des auteurs congolais très actifs en ce moment n’ont commencé à exister en tant qu’auteurs qu’à partir de l’année 2013, année même de la célébration des 60 ans de la littérature congolaise, soit, il y a, exactement, cinq ans ! donc moins de dix années ! Il faut reconnaître dans le même temps ici que les égos surdimensionnés n’ont pas d’âge !

Rien que par le respect au droit d’ancienneté, Liss existe, littérairement, depuis 2005, avec sa première publication littéraire intitulée J’espère : soit, deux ans avant moi, d’ailleurs ! Parenthèses : durant la célébration des 60 ans de la littérature congolaise (1953-2013), et depuis là, des engeances du monde culturel congolais, d’entre tous ceux qui se prennent pour des intellectuels congolais d’envergure, se sont bien trompés sur mon compte, allant même jusqu’à me taxer d’ « arriviste » ou de « parvenu » « Mbochi » « du clan au pouvoir », au point de douter même via leur Kongossa que je puisse avoir les diplômes que j’ai ! Quand bien même ils sont nombreux, eux-mêmes, à aller à la mangeoire sans faire du bruit avec leurs assiettes, pour venir accuser injustement des innocents comme nous autres à cent pour cent, après s'être essuyé la bouche en silence. Mawa ! Le Mal congolais étant déjà fait : le tribalisme ! Un Mal venimeux que vous ne verrez jamais chez ma doyenne Liss Kihindou, que j’ai connue grâce à mes écrits, rien d’autres, et rien avant ces écrits, sans complaisance sectaire ! Et, depuis, notre convergence de vue sur l’amour de la chose littéraire congolaise a suivi son Fleuve ! Dès notre première rencontre nous avions fait l’échange de nos fanions de paix et de vérité : nos livres respectifs dédicacés, s’il vous plaît ! Le livre étant le solide pont culturel bâti entre Liss et moi-même, un bien immatériel, qui nous fait du bien depuis et aussi à tous ceux qui s’approchent des livres pour les livres, pour la mémoire et pour la culture congolaise, sans considération de personnes, d’ethnies ou d’assentiments biaisés de coteries malfaisantes et malsaines, fabrique de la méchanceté gratuite, des envies et des rivalités malsaines, adeptes de la jalousie et de la haine.

Si je mens, Dieu me punit ! Puissance Liss n’a jamais eu besoin de mon avis, par exemple, pour écrire, sans crier sur les toits, son livre Négritude et Fleuvitude, livre qui décrit le mieux mon écriture et mes aspirations sur la Fleuvitude, j’allais dire les Confluences… Elle a juste eu besoin de son intellectualité et de sa puissance littéraire bien pertinente, pour savoir que, avec la Fleuvitude, nous tenions là une notion qui fera date ! C’est là d’ailleurs que l’on reconnaît la puissance littéraire de vrais littérateurs ! Ils ne se sont d’ailleurs pas trompés à ce propos, nos littérateurs qui ont roulé leur bosse dans la critique littéraire, à savoir Boniface Mongo Mboussa (le lucide préfacier du livre Négritude et Fleuvitude de Liss Kihindou), Noel Kodia Noel Ramata Kodia ou encore Zacharie Acafou, qui ira jusqu’à écrire dans le livre d’or de la Fleuvitude en 2015, je cite : « La Fleuvitude, théorie littéraire qui fera date. » Ceux qui ont lu le livre Par les temps qui courent… peuvent bien voir le nom Liss Kihindou trônant sur un texte intitulé « Comme le Fleuve », à elle dédié pour la reconnaissance que je lui dois : Je n’ai pas eu besoin de son avis, tout comme, pour leur dédier des textes dans le même livre, je n’avais pas eu besoin des avis des écrivaines Alexandrine LAO Alexa Léone, Faignond Emilie-Flore ou Marie Léontine Marie Léontine Tsibinda (pour ne citer que ces trois grandes dames, parmi les nombreux auteurs qui ont une dédicace dans ce livre).

 

COUV Négritude et Fleuvitude

 

Liss est la seule critique littéraire qui a quasiment lu tous mes livres… et en a présenté plusieurs… Nous lui devons une vraie reconnaissance tous, notre Liss du Congo, la Sirène des Livres : ce ne sont pas tous ces Congolais dont elle a présenté les livres sur ses deux blogs qui me contrediraient ici. Ils peuvent se reconnaître, même si l’ingratitude a, depuis, pris ses quartiers aux pays des rivalités dévastatrices nées des flammes de l’envie mal placées qui ne disent pas leur nom, et, surtout, qui n’auraient pas lieu d’être au milieu des esprits de haut vol…

Liss Kihindou est finalement aussi un chantre de la Fleuvitude de la première : ce qui fait d’elle et moi les deux faces d’une même médaille, la Fleuvitude ! Je publie Par les temps qui courent… en 2015 pour installer la Fleuvitude, elle publie Négritude et Fleuvitude en 2016 pour la projeter dans le temps. Quoi de plus intrigant !

 

Photo Eyengué

(Aimé Eyengué tenant son livre "Par les temps qui courent")

 

Franchement, je vous recommande Liss Kihindou à la lecture, ici, mes chers amis de la culture ! Car, il n’était que plus que temps, après tout ce temps ! Soufflons donc avec elle les bougies du 13ème anniversaire de sa vie d’auteure, en lisant ces livres à nous servis sur un plateau de Fleuvitude ! Retour aux sources oblige ! Puissance Liss est un fruit de mai, tendre et doux au palais, mais qui ne poussent que sur des arbres rarissimes, comme le Chêne de Bambou (de son roman), que l’on ne retrouve que sur les bords du Fleuve, pourvu d’avoir aussi la patience et la passion d’aller quêter longuement, avec une conscience honnête de surcroît, qui corresponde à son honnêteté de l’esprit, gage de l’honnêteté intellectuelle, et, surtout, sans oublier que lorsqu’il y a du flou, il y a du loup. Liss du Congo est l’incarnation même de l’honnêteté intellectuelle congolaise : il suffit de lire son livre Négritude et Fleuvitude, pour s’en rendre compte ! Puissance Liss est Puissante en verbes ! Puissance Liss, c'est vrai poisson de Mets ! Fruit de Mai. Liss du Congo, la Sirène des Livres ! Congo Ya Sika, Congo Nouveau ! Congo de l’Honneur ! Congo de la Fleuvitude !

Tenez, Liss aime célébrer la mémoire, j’oubliais : la lecture de son texte, dans le livre Noces de Diamant couronnant la célébration des 60 ans de la littérature congolaise (1953-2013), vous laissera sans voix. En tout cas, Lisons-nous, c’est vraiment Liss en nous ; parce que Liss est l’incarnation même de la lecture ! Je ne saurais vous dire combien de livres elle a déjà dû lire depuis qu’elle est née ! Mais, une chose est sûre, et même certaine ! c’est que Liss Kihindou a lu et relu, des livres et des livres, par passion, par plaisir, par amour du livre, pour le respect du livre, et pour son métier : Fille d’enseignants, Liss est née dans un bain de livres, dans lequel elle s’est bien baignée jusqu’à devenir à son tour enseignante ! Or, qui dit enseignante, dit livre. Voilà qui a fait tel père, telle fille, pour le cas Liss ! Un sacerdoce ! Un calice ! Pour Liss des livres, toujours en communion avec les livres ! Et depuis là, Liss tisse dans le métissage culturel, son champ littéraire de prédilection, parce qu’elle est tout autant du Congo et de la France : du Congo par ses racines et de la France par son ouverture. Une belle Fleuvitude d’empoigne, baignant sur les flots de la liberté de l’être et de l’identité culturels !

Liss vit de générosité intellectuelle : vous imaginez, chers amis, qu’elle va jusqu’à donner gracieusement les livres, sans crier sur les toits, à ceux qui sont dans le besoin ; quand on sait que le livre ne nourrit pas son auteur, financièrement parlant !

Plus important encore, je ne sais pas si, au cours des deux dernières décennies marquant les guerres fratricides congolaises, il y a eu livre plus puissant et plus vrai écrit de la main d’une congolaise que le livre Détonations et Folie de Liss Kihindou. C’est là que j’exhorte vraiment tous les Congolais à penser lire ce livre, au moins une fois ! dans leur très longue vie…

Il faut bien que le pays arrive à regarder son histoire en face ! Ce qu’il ne fera jamais mieux, par contre, s’il n’arrive pas à se transcender pour finir par prendre la décision salutaire de bien vouloir mettre dans les programmes de l’Education nationale congolaise les livres comme Détonations et Folie, si le pays rêve réellement à se tirer d’affaire un jour pour de bon ! Pourquoi le Congo ne reconnaît presque jamais les plus méritants de son Histoire ? La conséquence est que les Congolais finissent par marcher sur les valeurs pour encenser les antivaleurs et leurs producteurs ! Mais jusqu’à quand ? Et jusqu’à quel point s’élèvera cette manie ingrate ? La Fleuvitude n’est pas en reste ici ! Parlons clair, parlons précis : La doyenne Marie-Léontine Tsibinda a pris de l’âge, et dans sa vie physique et dans sa vie littéraire qui a atteint sa maturation : combien de Congolais ont lu ses livres sur les bans de l’école ? Chez les autres, prenant seulement le cas de la France que l’on connaît bien dans le domaine des livres : Houellebecq qui est arrivé après la doyenne Marie-Léontine Tsibinda, dans l’univers des écrivains, est reconnu partout par l’Education nationale de son pays ! Et même dans la Francophonie !

Comprenez, chers amis, pourquoi nous avons, pour la célébration de ces 65 ans de la Littérature congolaise, le thème « Il faut vaincre ! »

Oui, il nous faut ici vaincre, l’hypocrisie intellectuelle, il nous faut vaincre la méchanceté gratuite, il nous faut vaincre l’ingratitude du caïman, etc. ; voilà nos premières Maisons d’arrêt à prendre, voilà les premières tares à pendre, mais pas trop tard non plus, s’il vous plaît ! N’oublions donc pas que notre thème pour cette célébration est bel et bien « Il faut vaincre ! » ; ce qui veut tout dire en soi : toutes les impostures et les agitations d’arrivistes et mercenaires culturels en milieu de cette littérature seront par nous dévoilées, afin de permettre à notre littérature de jouer pleinement son rôle d’éveil des consciences.

Enjoy-and-See… Think-and-See… Stand-and-See… Fight-and-See… Live-and-See…

Le Dimanche sur le Fleuve…

Paix Chez Vous !

 

Aimé Eyengué