Que d'émotions, le week-end dernier, à Mouans-Sartoux ! La journée du samedi 3 octobre a été une journée pluvieuse, ce qui n'a pas découragé le public, même s'il y a eu tout de même un peu moins d'affluence que d'ordinaire. Mais le soir, ce n'était plus une simple pluie, c'était le déluge ! Il s'est déclenché vers 20h, peu après la cérémonie d'ouverture du Festival par Mme Marie-Louise Gourdon, la commissaire du festival. Le temps de quitter un bâtiment pour en rejoindre u autre, on était trempé ! Ceux qui ont essayé d'attendre que ça se calme un peu ont attendu en vain : le déluge semblait sans fin ! Du coup, je n'avais qu'une hâte : non pas me préparer à aller au dîner offert aux auteurs mais plutôt regagner mon hôtel, pour me mettre sous la couette, avec un excellent roman, ce qui est pour moi le meilleur des dîners. En l'occurence, j'avais avec moi "Mais le fleuve tuera l'homme blanc" de Patrick Besson, le meilleur roman congolais écrit par un non-natif du Congo : EX-CEL-LENT !

 

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Pendant les quelques minutes seulement où j'ai quitté mon abri pour me faire reconduire à l'hôtel, mes chaussures, comme des pirogues percées, se sont retrouvées pleines de l'eau du déluge qui dévalait les rues ; la seule solution étant de les vider à plusieurs reprises... Les bénévoles ont fait face à ce changement climatique et à ce bouleversement de programme avec la patience, la bienveillance, la chaleur qui les caractérisent ! Je les remercie de tout coeur !

 

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Après mon dîner tardif avec Besson, je me suis laissée tenter par les bras de Morphée, sans avoir un seul regard pour l'écran de télévision. Ainsi, le lendemain dimanche, quelle STUPEUR d'apprendre qu'il y a eu des morts dans la région, sans compter les dégâts causés par les eaux ! Chez mon ami, le conteur sénégalais Momar par exemple, la cave a été complètement inondée, or c'est là qu'il conservait ses instruments !!! Passe encore pour tout ce qui est matériel, mais la vie, ce bien précieux, si fragile ! Une dizaine de morts !!!

 

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Les voies de circulation, les moyens de transport ont aussi subi le contre-coup de ces intempéries, mais les auteurs n'ont pas eu le temps de paniquer, car l'équipe du festival de Mouans-Sartoux a pris les choses en mains et fait preuve d'une efficacité qui a ému les auteurs. La journée du dimanche s'est naturellement trouvée un peu plus écourtée, afin de permettre aux uns et aux de rejoindre l'aéroport de Nice ou bien la gare. Celle de Cannes étant fermée suite aux inondations, un car a été mis à notre disposition et nous a acheminés vers Aix-en-Provence, d'où chacun a pu regagner ses pénates.

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Au moment où vous ne vous y attendez pas, la nature aime à rappeler que notre existence ne tient qu'à un fil, et que si nous n'avons pas subi les fâcheuses conséquences des aléas climatiques, ce n'est pas parce que nous sommes meilleurs que ceux-là qui sont partis ou qui ont tout perdu, nous avons simplement bénéficié de la grâce de Dieu, à qui nous devons avoir une pensée de reconnaissance chaque jour, pour sa bonté.

 

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